
#pierres lyriques
Wolfgang Amadeus Mozart
Concerto pour clarinette en la majeur K622
Messe en Ut mineur "Grande Messe" KV427

Florent Puluila: clarinette
Anaïs Constant : soprano
Jennifer Michel : soprano
Jérôme Billy : ténor
Fabien Leriche : basse
Chœur et Ensemble Orchestral des Pierres Lyriques
Direction des Chœurs : François Ithurbide
Direction Musicale : Samuel Jean
Mozart : lumière, virtuosité et spiritualité
Ce programme réunit deux œuvres majeures de Mozart, écrites à des moments très différents de sa vie mais unies par une même quête : exprimer l’humain dans toute sa profondeur, qu’elle soit lumineuse, virtuose ou spirituelle.
Concerto pour clarinette en la majeur, K.622 (1791)
Dernier concerto instrumental de Mozart, composé quelques mois avant sa mort, le Concerto pour clarinette est l’une des œuvres les plus aimées du répertoire. Écrit pour son ami clarinettiste Anton Stadler, il révèle une relation intime entre le compositeur et l’instrument, dont il explore toutes les couleurs : chaleur du registre grave, douceur du médium, virtuosité aérienne de l’aigu.
Le premier mouvement est noble et lumineux. La clarinette dialogue avec l’orchestre dans une élégance toute mozartienne.
Le deuxième mouvement, un Adagio devenu mythique nous entraine dans une méditation suspendue d’une pureté presque intemporelle.
Enfon, le final est vif et dansant, plein de grâce et d’espièglerie.
Ce concerto est souvent perçu comme un adieu serein, une musique qui regarde la vie avec tendresse et clarté.
Messe en ut mineur, K.427 « Grande Messe » (1782–1783)
La Messe en ut mineur est l’une des œuvres sacrées les plus ambitieuses de Mozart. Composée à Vienne, probablement en lien avec son mariage et un vœu personnel, elle mêle foi, virtuosité et théâtralité. Bien qu’inachevée, elle demeure un sommet du répertoire choral.
Son écriture chorale est puissante, héritée de Bach et Haendel. Les airs de solistes sont d’une grande virtuosité, notamment le Laudamus Te. On se laisse emporté par une alternance de moments majestueux (Kyrie, Gloria) et de pages plus intimes (Et incarnatus est).
L' architecture de cette Grande Messe est grandiose. Mozart y déploie une spiritualité ardente et lumineuse.
C'est une œuvre de quête intérieure, où la ferveur religieuse se mêle à l’expressivité du théâtre mozartien.
Un dialogue entre terre et ciel
Réunis dans un même concert, ces deux chefs‑d’œuvre offrent un parcours musical complet, par l’intimité expressive du concerto, la grandeur spirituelle de la messe, la lumière mozartienne qui traverse les deux œuvres.
Un programme qui célèbre la virtuosité, la beauté et la profondeur de l’âme humaine.
Wolfgang Amadeus Mozart
Lui-même compositeur, violoniste et pédagogue, Leopold Mozart, le père du petit Wolfgang, prend très vite la mesure des dons phénoménaux de son fils, qui, avant même de savoir lire ou écrire, joue du clavier avec une parfaite maîtrise et compose de petits airs. Le père décide alors de compléter sa formation par des leçons de violon, d’orgue et de composition, et bientôt, toute la famille (les parents et la grande sœur, Nannerl, elle aussi musicienne) prend la route afin de produire les deux enfants dans toutes les capitales musicales européennes de l’époque.
De 1762 à 1764, Mozart découvre notamment Munich, Vienne, Mannheim, Bruxelles, Paris, Versailles, Londres, La Haye, Amsterdam, Dijon, Lyon, Genève et Lausanne. Il y croise des têtes couronnées, mais aussi des compositeurs de renom comme Johann Christian Bach, au contact desquels il continue de se former. À la suite de ses premiers essais dans le domaine de l’opéra, alors qu’il n’est pas encore adolescent (Apollo et Hyacinthus, et surtout Bastien et Bastienne et La finta semplice), il voyage de 1769 à 1773 en Italie avec son père. Ces séjours, qui lui permettent de découvrir un style musical auquel ses œuvres feront volontiers référence, voient la création à Milan de trois nouveaux opéras : Mitridate, re di Ponto (1770), Ascanio in Alba (1771) et Lucio Silla (1772).
Au retour d’Italie, Mozart obtient un poste de musicien à la cour de Hieronymus von Colloredo, prince archevêque de Salzbourg, qui supporte mal ses absences répétées. Les années suivantes sont ponctuées d’œuvres innombrables (notamment les concertos pour violon, mais aussi des concertos pour piano, dont le Concerto n o 9 « Jeune homme », et des symphonies) mais, ce sont également celles de l’insatisfaction, Mozart cherchant sans succès une place ailleurs que dans cette cour où il étouffe. Il s’échappe ainsi à Vienne – où il fait la connaissance de Haydn, auquel l’unira pour le reste de sa vie une amitié et un profond respect – puis démissionne en 1776 de son poste pour retourner à Munich, à Mannheim et jusqu’à Paris, où sa mère, qui l’avait accompagné, meurt en juillet 1778. Le voyage s’avère infructueux, et l’immense popularité qui avait accompagné l’enfant, quinze ans auparavant, s’est singulièrement affadie. Mozart en revient triste et amer; il retrouve son poste de maître de concert à la cour du prince-archevêque et devient l’organiste de la cathédrale.
Après la création triomphale d’Idoménée en janvier 1781, à l’Opéra de Munich, une brouille entre le musicien et son employeur aboutit à son renvoi. Mozart s’établit alors à Vienne, où il donne leçons et concerts, et où le destin semble lui sourire tant dans sa vie personnelle que professionnelle. En effet, il épouse en 1782 Constance Weber, la sœur de son ancien amour Aloysia, et compose pour Joseph II L’Enlèvement au sérail, créé avec le plus grand succès.
Tour à tour, les genres du concerto pour piano (onze œuvres en deux ans) ou du quatuor à cordes (Quatuors « À Haydn ») attirent son attention, tandis qu’il est admis dans la franc-maçonnerie. L’année 1786 est celle de la rencontre avec le « poète impérial » Lorenzo Da Ponte ; de la collaboration avec l’Italien naîtront trois des plus grands opéras de Mozart : Les Noces de Figaro (1786), Don Giovanni (1787) et, après notamment la composition des trois dernières symphonies (été 1788), Così fan tutte (1790).
Alors que Vienne néglige de plus en plus le compositeur, Prague, à laquelle Mozart rend hommage avec la Symphonie n° 38, le fête volontiers. Mais ces succès ne suffisent pas à le mettre à l’abri du besoin. La mort de Joseph II, en 1790, fragilise encore sa position, et son opéra La Clémence de Titus, composé pour le couronnement de Leopold II, déplaît – au contraire de La Flûte enchantée, créée quelques semaines plus tard.
Mozart est de plus en plus désargenté, et la mort le surprend en plein travail sur le Requiem, commande (à l’époque) anonyme qui sera achevée par l’un de ses élèves, Franz Xaver Süssmayr.
Florent Puluila

Florent Pujuila, clarinettiste solo de l'Orchestre de Chambre de Paris, nommé en 2017 Génération Spedidam, manie les langages du jazz et du classique indistinctement, passant de l'un à l'autre sans nécessité d'adaptation. Il cultive une forme de multiculturalité sans frontières.
Lauréat de plusieurs concours internationaux dont le prestigieux A.R.D de Munich, Florent Pujuila est un musicien aux multiples facettes. Sa passion pour la musique de chambre l'amène à partager la scène avec des interprètes comme François Salque, Roland Pidoux, Romain Descharmes, Laure Favre-Kahn, Yovan Markovitch, Pierre Fouchenneret, Déborah Nemtanu, Eric Le Sage ainsi qu'avec certains ensembles de renom comme les quatuors Strada ou Voce.
Florent Pujuila se produit en récital dans des salles prestigieuses telles que le Théâtre des Champs-Elysées à Paris, la Herkulessaal à Munich ou le Konzerthaus de Berlin. Sollicité pour la composition d'œuvres de musique de chambre et ensembles mixtes, il collabore avec des compositeurs de renom tels que Pierre Boulez, Luciano Berio, Giorgi Kurtag, Nicolas Bacri ou encore Thierry Escaich.
En tant que chef d'orchestre, Florent Pujuila a notamment eu l'occasion de diriger l'Orchestre de Chambre de Paris et l'Orchestre de musique traditionnelle palestinienne lors de la création de l'une de ses compositions.
Vincent Peirani, Jacques Di Donato, Bernard Lubat et Beñat Achiary sont ses partenaires en jazz et musiques improvisées. Florent Pujuila développe ses créations dans des ensembles comme notamment le Pujuila Quartet et le Samuel Strouk Quintet. Il est directeur artistique de l'académie et du festival des Musiques dels Monts. Ce festival rassemble des musiciens et compositeurs de courants esthétiques différents. Il propose un décloisonnement des genres et permet un dialogue entre artistes, créateurs et public.
Florent Pujuila enseigne la clarinette au Conservatoire à Rayonnement Régional de Rueil-Malmaison. (Henri Selmer Paris)
Anaïs Constant
Anaïs Constans est diplômée du Conservatoire à rayonnement régional de Toulouse (classe de Jacques Schwarz) et licenciée en musicologie. Elle poursuit sa formation professionnelle au CNIPAL à Marseille puis auprès de Claudine Ducret, Jean Marc Bouget et Nino Pavlenichvili. Elle remporte de nombreux prix de concours internationaux et est nommée révélation artiste lyrique aux Victoires de la musique classique en 2015.
Elle se produit comme soliste dans les Stabat Mater de Dvořak et de Pergolèse, le Magnificat et The Mass Of Children de Rutter, l’Oratorio de l’Ascension et la Passion selon saint Jean de Bach, Les Dernières Paroles du Christ de Dubois, la Petite Messe solennelle de Rossini, le Gloria de Poulenc, le Magnificat de Vivaldi, Carmina Burana, la Messe du couronnement et le Requiem de Mozart, la Messe en ut de Beethoven. Elle travaille avec Anass Ismatt, Lauence Equilbey, Hervé Niquet et se produit également en récital au Palazetto Bru Zane de Venise avec le guitariste Thibaut Garcia, au Festival de Radio France à Montpellier.
À l’opéra, on a entre autres pu l’entendre en Miss Ellen (Lakmé) à Saint-Étienne et Marseille, Pauline (La Vie parisienne) et Leila (Les Pêcheurs de perles) à Toulon, Pisana (I due Foscari) et Micaëla (Carmen) à Toulouse, Musetta (La Bohème) au Festival de Gattières, Nannetta (Falstaff) au Festival de Saint Céré, Diane (Orphée aux Enfers) à Nancy et à Angers-Nantes-Opéra, Marie (La Fille du Régiment) au Festival des Folies d’O à Montpellier, Pamina (La Flûte enchantée) au Festival de Pérélada, à Toulouse et Budapest, le Pâtre (Tannhäuser), Donna Anna (Don Giovanni) et Micaëla à Monte-Carlo, Blanche de La Force (Dialogues des carmélites) à Toulouse, dans le rôle-titre de Cendrillon de Isouard à Saint-Étienne. Parmi ses projets cette saison et en 2025-2026, citons Micaëla au Theater Basel, Diane, Zerlina (Don Giovanni) et Micaëla au Théâtre du Capitole de Toulouse, Diane à l’Opéra de Tours, Vitellia (La Clémence de Titus) à l’Opéra de Nice et Crobyle (Thaïs) à l’Opéra de Liège.

Jennifer Michel

Originaire de Nîmes, Jennifer commence le chant avec Christianne Dunan jusqu'à ce qu'elle intègre, en 2008, la classe d´Isabelle Vernet au CNR de Marseille où elle obtient son Prix de chant mention Très Bien à l'unanimité en juin 2010. La même année, elle intègre le CNIPAL où elle est pensionnaire pour les saisons 2010 à 2012.
Elle fait ses débuts dans le rôle de «Mireille» de Gounod que lui confie Andréa Guiot en Arles et à Pézenas. De 2010 à 2012, elle se produit en récitals dans les Opéras de Marseille, Toulon, Avignon, Albi, Bordeaux et Nice. Elle se produit régulièrement en récital avec la pianiste Marion Liotard, avec qui elle a créé le cycle de mélodies « Un brasier d´étoiles » de Lionel Ginoux sur des poèmes d´Alain Borne.
Parmi ses expériences scéniques, on peut citer Gretel «Hänsel und Gretel» de Humperdinck (Opéras de Marseille et Avignon), la 2ème dame «Dido and Aeneas» de Purcell à l’Opéra de Toulon, Aloïs «La Magicienne» de Halévy au Festival de Radio France à Montpellier, la deuxième cousine «La Périchole» à l’Opéra de Limoges, Adele «Die Fledermaus» dans les Opéras de Marseille et Avignon (dir. Samuel Jean), Frasquita «Carmen» (Opéra de Marseille) dans une mise en scène de Nicolas Joël sous la direction de Nader Abassi, Antonia «Les contes d’Hoffmann» à Chambéry (Château des Ducs de Savoie), Donna Elvira « Don Giovanni » au Théâtre de Nîmes, Diane «Orphée aux Enfers» à l'Opéra de Marseille, Micaela « Carmen » dans les arènes de Vauvert, Miss Rose « Lakmé» de Delibes à l´Opéra de Toulon, le rôle-titre de « Mireille » au Foyer de l´Opéra de Marseille et Giannetta « L´elisir d´amore » de Donizetti.
Elle vient de se produire en récital à l´Opéra de Nice avec le pianiste François-René Duchâble et vient de chanter sa première Missia « La veuve joyeuse » au Théâtre de Castres.
En 2012, elle a remporté le 1er Prix à l’unanimité d’opérette au Concours de Béziers et le 3ème Prix en catégorie Opéra au Concours de Marmande. Elle est également finaliste du Concours International de Chant de Tenerife en Espagne en 2013 et vient de gagner le 1er prix du Concours de l'Odéon à Marseille.
Depuis 5 ans, elle a interprété de nombreux rôles du répertoire de soprano dans les maisons d'opéras telles que Limoges, Toulon, Avignon, Nice, Paris, Marseille, Nancy ... Elle a fait ses débuts la saison dernière au Théâtre des Champs-Elysées où elle a triomphé dans le rôle de Lisa de La Sonambula de Bellini. Elle vient également de faire ses débuts à l'Opéra de Monte-Carlo dans Manon de Massenet et chantera la saison prochaine le rôle de La Favorite de Donizetti à Marseille, dans Adriana Lecouvreur de Cilea à St-Etienne, Rêves de valse à l'Odéon, ainsi que La Fille du Tambour Major d'Offenbach à l'Odéon de Marseille. Prochainement sortira son 1er enregistrement "un brasier d'étoile", recueil de mélodies de Lionel Ginoux et Henri Tomasi en duo avec la pianiste Marion Liotard. Elle se perfectionne auprès du baryton Juan Carlos Morales.
Aujourd'hui, elle se perfectionne auprès du baryton Juan Carlos Morales.
Elle est représentée par l'agence artistique Opéra et Concert.
Jérôme Billy

Artiste aux multiples facettes, chanteur, comédien et compositeur, Jérôme se passionne pour les liens entre théâtre et musique. Il aborde avec bonheur les rôles mozartiens : Tamino (Zauberflöte), Don Ottavio (Don Giovanni), Ferrando (Così fan tutte), ainsi que bon nombre de rôles chez Offenbach dont Styx dans Orphée aux enfers au Festival d’Aix-en-Provence eut un formidable accueil public et critique.
Ses rencontres théâtrales l’ont conforté dans le sentiment qu’expression musicale et théâtrale, loin d’être dissociées, ont une source commune. Il se produit régulièrement avec Les Paladins depuis 2013 où sous la direction de Jérôme Corréas et mis en scène par Christophe Rauck, il chante Ulisse dans Il ritorno d’Ulysse in patria, une version où musique et théâtre s’engagent à parts égales. Adepte de la musique de Janáček, il s’y investit à maintes reprises, sur Katia Kabanova (Bouffes du Nord et Opéra de Dijon), Jenufa, Mr Brouček (Opéra de Prague), et Journal d’un disparu au sein de la Compagnie Café Europa. Wajdi Mouawad l’engage en tant que comédien, chanteur et compositeur sur les deux derniers volets de l’intégrale de Sophocle, crée à Mons en juin 2015. Les Larmes d’OEdipe, pièce librement inspirée d’OEdipe à Colone, donnée au Théâtre National de la Colline au printemps 2017, poursuit son chemin en Europe et dans le monde. Créée en 2016 au Théâtre des Bouffes du Nord, Traviata - Vous méritez un avenir meilleur, adaptation théâtrale et chambriste de l’opéra de Verdi, mise en scène par Benjamin Lazar, poursuit sa tournée.
À la recherche de nouvelles formes de représentation du répertoire lyrique, il collabore régulièrement avec la compagnie Miroirs Étendus depuis 2017, d’abord en Faust (Damnation de Faust de Berlioz) puis en Don José (Carmen, étrangère, familière) en 2022, actuellement en tournée. Récemment, on a pu l’entendre dans l’opéra de Keren Ann, Red Waters, mis en scène par Arthur Nauzyciel à l’Opéra de Rennes, Nuit, une des récentes pièces de Philippe Minyana créée au Théâtre des Quartiers d’Ivry, ainsi dans Le Malade Imaginaire à la Comédie Française. Depuis 2020, il compose pour Mélanie Laurent diverses pièces, tant lyriques que dans un langage musical plus pop mais toujours en soignant l’harmonie de l’alliage dramatique et musical.
Fabien Leriche

Après des études d’ingénieur géologue, Fabien Leriche entre au Conservatoire de Nancy dans la classe d’Arcadi Volodos, où il obtient les premiers prix de chant et de musique de chambre. Il est engagé dès 2005 à l’Opéra-Théâtre de Limoges dans Il Trovatore de Verdi et Don Juan de Mañara de Tomasi puis se produit à l’Opéra National de Lorraine, où il est notamment la basse solo des Noces de Stravinsky en 2007 et 2011, rôle qu’il a repris au Théâtre du Châtelet à Paris en 2008, sous la direction de Jonathan Schiffman.
On a pu l’entendre en concert dans les parties de basse soliste d’oratorios tels que la Messe des Morts de Charpentier, la Missa Sanctae Teresiae de Michael Haydn, le Requiem de Mozart. En octobre 2009, il est la basse soliste du Stabat Mater de Dvořak, avec lequel il entreprend une tournée dans l’est de la France.
Il a chanté en 2011 les rôles du Ballet et de l’Opérateur dans la comédie-ballet l’Amour Médecin de Molière et Lully à Nancy, Reims et au Théâtre de Saint-Dizier, Méphistophélès dans des Scènes de Faust extraites des œuvres de Gounod, Berlioz et Dassié au Théâtre des Trois Pierrots à Saint-Cloud, ainsi que les Chants de Salomon de Salamone Rossi à Nice. Il s’est produit en octobre 2011 à l’Opéra National de Lorraine dans le rôle de basse solo des Noces de Stravinsky. Il enregistre la Missa in F BWV 233 de Bach avec l’ensemble Voix Plurielles, interprétée lors d’une série de concerts à Nancy en décembre 2011. On a pu l’entendre l’année dernière lors d’un concert de cantates de Bach avec le Bach Collegium Paris.
Il interprète en juin 2013 le rôle du Baron Douphol dans La Traviata de Verdi à l’espace Cardin (Paris), le Commissaire Impérial dans Madame Butterfly de Puccini au festival des Soirées Lyriques de Sanxay, le Lakai dans Ariadne auf Naxos de Richard Strauss à l’opéra de Toulon en mars 2014, Leporello en novembre de la même année dans Don Giovanni de Mozart ainsi que la basse solo du Requiem de Verdi à Paris en décembre, dirigé par David Molard. En juillet 2015, il interprète le rôle de Wotan dans L’Or du Rhin de Wagner dans le cadre de l’Académie lyrique de Vendôme.
Auteur de recueils de poèmes, de pièces théâtrales (Chants criminels, Ein Vis-à-vis, Saints-François...), il crée en 2024 la Compagnie La Panthère parfumée (Misa 7 Tango, Dialogue avec Serge...) avec laquelle il entend aussi explorer le domaine du lied mis en scène.
Il est invité à chanter le Requiem de Mozart dans le cadre du festival des Pierres Lyriques en 2025.
Samuel Jean

Chef d’orchestre et pianiste, Samuel Jean est un musicien complet et intéressé par toutes les formes et les styles musicaux. Si l’opéra et la musique symphonique représentent une belle part de son activité, sa curiosité l’amène à collaborer avec des artistes aussi variés que Damon Albarn, Amjad Ali Khan, Juan Carmona, Thomas Enhco, Isabelle George, les Dakh Daughters pour n’en citer que quelques-uns.
Premier chef invité de l’Orchestre National Avignon Provence de 2013 à 2020, il a largement pu y démontrer l’étendue de son répertoire en dirigeant plus de 300 représentations de concerts symphoniques et d’opéras, de Bach à des créations contemporaines. Il a grandement contribué à la reconnaissance de cet orchestre et à sa labellisation Orchestre National, notamment par une implication forte dans les actions culturelles et pédagogiques ainsi que dans sa volonté de développer une politique discographique conséquente, notamment sur la musique française lyrique et concertante de la fin du XIXème siècle et le début du XXème pour des labels tels que Decca, Naive, Klarthe et récemment le Palazetto Bru Zane ou son enregistrement de O mon bel Inconnu de Reynaldo Hahn a reçu un accueil magnifique en France et à l’étranger.
Il a également enregistré pour le label Deutsche Grammophon, le disque « Yes », unanimement salué par la critique, de la soprano Julie Fuchs avec l’Orchestre National de Lille.
Chef de chant de formation, diplômé du CNSM de Paris, Samuel a dirigé plus d’une cinquantaine d’opéras dans des maisons telles que le Théâtre du Châtelet, l’Opéra Comique, le théâtre Royal de la Monnaie, l’opéra National de Montpellier, l’Opéra National de Bordeaux, l’Opéra de Marseille, le festival d’Aix en Provence, le festival de Salzbourg…
Dans le domaine symphonique, Samuel Jean a dirigé des orchestres tels que le Philharmonique de Radio-France, l’orchestre National d’Ile de France, l’orchestre National Bordeaux Aquitaine, l’orchestre National de Strasbourg, l’orchestre Philharmonique Royal de Liège, au théâtre des Champs-Elysées, à la Philharmonie de Paris, à la Maison de la Radio, Salle Pleyel, festival de la Roque d’Anthéron…
Pianiste accompagnateur reconnu, Samuel Jean a enregistré deux disques consacrés aux mélodies de Massenet et de Pierné avec la soprano Sabine Revault d’Allonnes et le baryton Thomas Dolié. Il a également récemment accompagné la soprano Véronique Gens et la Mezzo Stéphanie d’Oustrac, ainsi que le trompettiste Romain Leleu avec lequel il collabore depuis plusieurs années. Il est également un invité régulier du Châtelet Musical Club.
Samuel Jean a été de 2005 à 2013 professeur des ensembles vocaux au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et est depuis 2004, le directeur artistique du Festival Pierres Lyriques en Béarn des Gaves. C’est la diversité et la curiosité qui jalonnent son parcours depuis 20 ans, oscillant entre opéras et œuvres symphoniques du répertoire, créations lyriques ou symphoniques, croisement des musiques, direction d’orchestre et piano, grandes salles ou petits villages et qui font de Samuel Jean un musicien complet et riche de toutes ces expériences.
Artiste Génération Spedidam, de 2022 à 2024, il est depuis 2023 directeur de la Cité des Arts et directeur Art et Culture de la ville de Lescar.
Samuel Jean a été promu en 2025 au grade de chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres.