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La TRAVIATA 
Verdi
Soirée des artistes SPEDIDAM
(version concert)

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Sabine Revault d'Allonnes, Violetta Valery

Paul Gaugler, Alfredo Germont

Thomas Dolié, Giorgio Germont

Laetitia Ithurbide, Flora Bervoix / Annina

Alejandro Orjuela Sanchez, Gastone / Giuseppe

Clément Ducret, le baron Douphol / commissionario

Alexandre Adra, le Marquis d'Obigny

Éric Martin-Bonnet, le docteur Grenvil

Chœur et Ensemble Orchestral des Pierres Lyriques

Direction des Chœurs : François Ithurbide

Direction Musicale : Samuel Jean

La traviata est un opéra en trois actes de Giuseppe Verdi créé le 6 mars 1853 à La Fenice de Venise sur un livret de Francesco Maria Piave d'après le roman d'Alexandre Dumas filsLa Dame aux camélias (1848) et son adaptation théâtrale (1852).

Victime d'une distribution défaillante, l'œuvre s'est heurtée, lors de sa création, à l'incompréhension du public, dérouté par un drame romantique au caractère intimiste, privé de la distance héroïque traditionnelle et servi par un réalisme musical inaccoutumé. Mais, reconnue à sa juste valeur dès les représentations suivantes, La Traviata est devenue au xxe siècle l'une des œuvres les plus jouées dans les opéras de par le monde. L'œuvre de Verdi a bénéficié du talent d'interprètes exceptionnels comme Maria Callas et Renata Scotto qui savaient allier prouesses vocales et qualités dramatiques, ou comme plus récemment Anna NetrebkoPretty Yende ou Lisette Oropesa.

Œuvre parmi les plus célèbres du répertoire, elle fait partie, avec Rigoletto (1851) et Il trovatore (1853), de la « trilogie populaire » qui a conféré à Verdi, de son vivant, une gloire internationale incontestée.

L’action se déroule à Paris et dans ses environs autour de 1850 (en août pour le premier acte, janvier pour le deuxième et février pour le troisième).

Alfredo Germont, jeune homme issu d'une bonne famille provençale, tombe amoureux d’une courtisane en vue, Violetta Valéry, lors d’une soirée privée à Paris. Sincèrement amoureuse, Violetta abandonne son métier et se donne sans réserve à Alfredo. Cependant, monsieur Germont, le père d'Alfredo, au nom de la respectabilité bourgeoise, obtient d'elle qu'elle rompe avec son fils. Violetta écrit alors une lettre de rupture à Alfredo sans dévoiler le motif réel de sa décision. La maladie mortelle (la tuberculose) dont elle était déjà atteinte, reprend alors de plus belle. Un mois plus tard, Alfredo apprend de son père que Violetta n’a jamais cessé de l’aimer, et qu'elle a sacrifié son amour à la réputation de son amant. Saisi par le remords, il accourt à son chevet, mais trop tard : épuisée par la maladie, Violetta meurt dans ses bras.

Argument

Acte I

Le prélude installe d'emblée le climat pathétique de l'opéra. Le rideau se lève sur un salon dans un hôtel particulier à Paris. Pour s'étourdir, Violetta Valéry, courtisane célèbre, donne une fête. Tous ses amis sont réunis autour d'elle, à commencer par son protecteur et amant en titre, le baron Douphol. Au cours de cette fête, Gaston, un admirateur lui présente un de ses amis venu de province, Alfredo Germont. Après que tous les invités, Alfredo en tête, ont porté un toast à la joie de vivre (c'est le célèbre brindisi : « Libiamo ne' lieti calici (Buvons dans ces joyeuses coupes) »), le nouveau venu déclare sa flamme à Violetta, qui dans le duo qui suit (« Un dì, felice, eterea (Un jour, heureuse, sublime) ») se laisse tenter par l'espoir d'un amour véritable, avant de rejeter cette perspective irréaliste, - une fois restée seule, dans le célèbre grand air qui clôt ce premier acte «È strano ! È strano !... / Ah, fors'è lui che l'anima... / Follie, Follie ! Delirio vano è questo ! ...» (« C'est étrange ! C'est étrange ! ... » / « Ah, peut-être qu'il est celui que [mon] âme ... » / « Folies ! Folies ! Ce n'est qu'un vain délire ! ... »).

Acte II

Alfredo et Violetta se sont installés dans une villa, près de Paris et vivent le parfait amour, quand Alfredo apprend par Annina, la femme de chambre, que Violetta est obligée de vendre meubles et bijoux pour subvenir à leurs dépenses personnelles. Il se rend donc à Paris pour payer les dettes de Violetta.

Restée seule, Violetta reçoit la visite inattendue du père d'Alfredo, Giorgio Germont. Monsieur Germont, en vrai « père noble » du drame romantique, reproche à Violetta d'entretenir une union immorale avec son fils, et regrette que cette aventure jette le discrédit sur toute sa famille, en empêchant notamment le mariage de la jeune sœur d'Alfredo avec un homme d'une famille distinguée, qu'on devine assez conservatrice. Il l'accuse également de pousser Alfredo à la dépense. Il joue ainsi sur le désir de reconnaissance de la « fille » qu'est de toutes façons à ses yeux Violetta, précisant cruellement qu'une liaison entre personnes de milieux si différents ne pourra jamais être couronnée par un mariage. Il lui demande donc de renoncer à cette liaison. Cédant à ces injonctions, Violetta fait remettre sa lettre de rupture à Alfredo, et part rejoindre les invités de la fête que donne Flora, son amie, à Paris.

Alfredo se rend aussi à cette fête à laquelle Violetta se présente accompagnée du Baron Douphol. Après avoir insolemment gagné au jeu, Alfredo rappelle les invités dans le salon et jette l'or qu'il vient de gagner, par terre devant Violetta. Les invités sont scandalisés par son geste. Giorgio Germont survient à propos pour condamner à son tour la goujaterie de son fils.

Acte III

Violetta en proie à une rechute de son mal est soignée par Annina dans son appartement parisien surveillé par les créanciers. Elle relit la lettre de Giorgio Germont, qui lui révèle qu'il a tout avoué à son fils, et qui lui annonce qu'Alfredo viendra lui-même lui rendre visite. Pendant qu'au-dehors retentit la joie du carnaval, Violetta tourne le dos à son passé de pécheresse, en attendant le retour d'Alfredo, l'homme qu'elle n'a jamais cessé d'aimer (« Addio del passato (Adieux au passé) »). Mais à peine ce dernier se fait-il annoncer (« Parigi, o cara (Paris, ô ma chérie) »), qu'elle meurt à bout de forces dans ses bras.

Sabine Revault d'Allonnes, Violetta Valery

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Sabine Revault d'Allonnes débute son parcours musical sur l'île de la Réunion par l'étude du violon. Par la suite elle étudie en France et en Angleterre, auprès d’Alexis Galpérine et de Norbert Brainin, premier violon du quatuor Amadeus. Après avoir obtenu son DEM de violon ainsi qu'un premier Prix de musique de chambre au CNR de Boulogne-Billancourt, elle décide de s’orienter vers le chant et finit par s’y consacrer entièrement. Elle obtient un DEM au CNR d’Aubervilliers dans la classe de Daniel Delarue. Elle remporte successivement les premiers prix d’opéra, de mélodie française et d’opérette au Concours International de Chant de Marmande, en 2007 et en 2009. Elle suit également les master-class de Leontina Vaduva, Ruggiero Raimondi, Annick Massis.

Sa voix corsée au médium et graves chaleureux lui permet d'aborder Mozart, le bel canto, et aussi, avec une affinité particulière, l'œuvre de Richard Strauss. Elle s'est produite sur de nombreuses scènes françaises dans divers rôles : Violetta (La Traviata), Mimi (La Boheme), Donna Elvira (Don Giovanni), Pamina (La Flûte Enchantée), Elettra et Ilia (Idomeneo), Susanna (Le Nozze di Figaro), Elisabetta (Regina d'Inghilterra), Giulietta (Capuletti e Montecchi), Adina (L'Elisir d'amore), Missia Palmieri (La Veuve Joyeuse) et a chanté sous la direction notamment d'Alain Altinoglu, Jean-Christophe Spinosi, Jean-Yves Ossonce, Samuel Jean, Mathieu Romano, Debora Waldman...à l'opéra de Tours, de Reims, de Metz, de Rouen, de Limoges, au festival d'Aix en Provence.

Sa voix de soprano lyrique, souple et malléable s'épanouit également avec une grande liberté d'expression dans l'oratorio ; son répertoire éclectique s’étend d'œuvres très connues (Messe en ut de Mozart, 9ème Symphonie de Beethoven) aux merveilles de compositeurs oubliés (Paladilhe) en passant par des créations (Castérède, Guillard, Stefanelli, Chaillou).

Coté discographie, elle enregistre en 2012, avec Samuel Jean, son premier disque consacré aux mélodies de Jules Massenet qui est unanimement salué par la critique et reçoit un Orphée d’or de l’Académie du disque, pour le label Timpani ; puis un disque autour des mélodies de Gabriel Pierné, avec Thomas Dolié et Samuel Jean ; ainsi que quelques mélodies sur un disque consacré à Antoine Mariotte, accompagnée par Daniel Blumenthal au piano. Elle participe à l’enregistrement du Cœur du Moulin de Déodat de Séverac sous la direction de Jean-Yves Ossonce pour Timpani. Elle enregistre deux disques de mélodies françaises « Bestiaire » et « Invitation aux voyages » avec la pianiste Stéphanie Humeau parus chez Arties Records

Paul Gaugler, Alfredo Germont

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Paul Gaugler se forme au chant lyrique à Strasbourg, sa ville natale et obtient son prix au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Perfectionné dans les Académies de Royaumont et Ambronay et auprès de Ludovic Tézier et Viorica Cortez, il est primé aux concours Armel Opera et Vincenzo Bellini. Ténor héroïque, il incarne Radamès dans Aïda et Pollione dans Norma (Opéra national de Chisinau), Don José dans Carmen (Opéra national de Lviv), Faust dans La Damnation de Faust (cover au Festival de Glyndebourne), le rôle-titre Dante (Opéra de Saint-Étienne), Boris dans Katia Kabanova, Grand prix du Syndicat de la Critique (Théâtre des Bouffes du Nord, Paris et tournée), Siegfried dans une adaptation du Ring (Opéra de Reims, Athénée Théâtre Louis-Jouvet, Paris), le rôle-titre des Contes d’Hoffmann (Théâtre de Saint-Dizier), Bacchus dans Ariadne auf Naxos (Royaumont). Avec la compagnie nationale Arcal, il tourne les rôles-titres du Pauvre Matelot et du Journal d'un Disparu. Parmi ses autres rôles : Duca di Mantova, Rigoletto (Opéra de Pilsen, Théâtre National de Szeged), le rôle titre Faust de Gounod (Opéra de Poznan), Harlekin, Der Kaiser von Atlantis (Grand Théâtre d’Aix-en-Provence) ; Tamino, Die Zauberflöte (Palais des Festivals de Cannes), Octavio, L'Europe galante (Festival d’Ambronay et tournée), Heinrich der Schreiber, Tannhäuser (Opéra de Rouen), Brabantischer Edler, Lohengrin (Opéra national de Montpellier), Ganiet, Le Démon et Junger Diener, Elektra (Opéra national de Bordeaux)… Il crée les rôles Selim dans Les Sacrifiées de Thierry Pécou (Arcal, Opéras de Rouen, Massy, Reims…) et Victor dans Guru de Laurent Petitgirard (Opéra de Szczecin). On le retrouve au cinéma, dans la BO du film Ténor. En concert, il chante le Requiem de Verdi et la 9e Symphonie de Beethoven (Opéra de Saint-Etienne), la Petite Messe solennelle (Müncher Symphoniker / Cathédrale des Invalides) ; le Requiem de Dvorak (Philharmonie nationale de Lviv), Threni de Stravinsky (Klangforum Wien / Amphithéâtre Opéra Bastille). Il se produit en récital et gala (Institut de France, Opéra national de Bordeaux, Opéra de Bastia, Victoria Memorial Calcutta, Shanghai Symphony Hall)…

Thomas Dolié, Giorgio Germont

Thomas Dolié 2 © Julien Benhamou_display.jpg

Récompensé d’une Victoire de la Musique Classique dans la catégorie «Révélation artiste lyrique » en 2008, la carrière de Thomas Dolié a tout d’abord pris son essor aux côtés de Peter Brook, à l’occasion de la tournée française puis mondiale de son adaptation de La Flûte enchantée.

Il aborde ensuite les rôles du Comte, de Figaro, de Guglielmo, de Golaud, d’Escamillo, de Ramiro, de Fritz, pour n’en citer que quelques-uns, sur des scènes comme l’Opéra de Paris, l’Opéra de Zurich, le Gran Teatre del Liceu, le Komische Oper de Berlin, l'Opéra de Cologne, l’Opéra Royal de Wallonie, l’Opéra Comique, ou encore les opéras de Bordeaux, Toulouse, Lyon, Strasbourg, Avignon, Versailles.

Accordant autant d’importance à l’incarnation du texte ou des personnages qu’à la musique, Thomas Dolié est régulièrement invité à chanter le répertoire d’oratorio, de Lieder ou d’opéra en version de concert avec orchestre, en particulier auprès du CMBV et du Palazetto Bru-Zane, participant ainsi à la redécouverte du répertoire baroque et romantique français.

On l’a entendu dans L’Enfance du Christ avec l’Orchestre de la Scala de Milan et le Gürzenich Orchester, les Lieder eines farhenden Gesellen de Mahler avec l’Orchestre national Bordeaux-Aquitaine, L’Île du Rêve de Hahn avec le Münchner Rundfunkorchester, L’Heure Espagnole avec le London Symphony Orchestra, Pelléas et Mélisande avec la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême, Werther avec l’Orchestre national de Hongrie, Grisélidis avec l’Orchestre de l’Opéra de Montpellier, mais encore la Passion selon Saint-Jean avec le choeur Accentus et Insula Orchestra, la 9ème Symphonie de Beethoven avec l'Orchestre national de Lyon, la Passion selon Saint-Matthieu avec les Musiciens du Louvre, le Requiem de Fauré avec l'Orchestre national de Bordeaux Aquitaine, le Gürzenich-Orchester Köln ou Insula Orchestra, le Requiem de Brahms avec l'Orquestra simfònica de Barcelona i nacional de Catalunya ...

Il a collaboré par ailleurs avec de nombreux ensembles baroques, dirigés par des chefs comme Raphaël Pichon, György Vashegyi, Marc Minkowski, Leonardo García Alarcón, Emmanuelle Haïm, Vincent Dumestre, Hervé Niquet ou Christophe Rousset et donne des récitals avec piano aux côtés d’Olivier Godin, Anne Le Bozec, Susan Manoff …

À noter pour la saison 2023-2024 : Marcello (La Bohème) à l’Opéra de Bordeaux, Der Geisterbote (Die Frau ohne Schatten) à l’Opéra de Toulouse, Spark (Fantasio) à l’Opéra Comique, Escamillo (Carmen) en tournée européenne aux côtés de René Jacobs, Borée (Les Boréades) en tournée européenne avec l’Orchestre national de Hongrie, Prosper (Ô mon bel inconnu) avec le Bayerische Rundkunft.

Thomas Dolié est représenté par l'agence RSB Artists depuis 2009.

Laetitia Ithurbide, Flora / Annina

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Violoniste de formation, diplômée en Musicologie, en art-thérapie moderne et en Administration et Production du Spectacle Vivant, Laetitia Ithurbide débute le chant avec Mady Mesplé et obtient un premier ​prix de chant au Conservatoire National de Région de Saint-Maur. Elle est lauréate de nombreux concours (Concours d'Opérette de ​Marseille 2007, Marmande 2004, Clermont-Ferrand 2003, Vivonne 2002,...).

Dotée d'un grand sens théâtral, d'un amour du jeu et de la scène, c'est tout naturellement qu'elle oriente sa carrière vers le théâtre musical, et notamment l'opérette.

Elle chante plus de ​cinquante fois le rôle d'Ernestine (Monsieur Choufleuri restera chez lui... d'Offenbach) et obtient un grand succès dans le rôle de Toto, pour la ​recréation de l'ouvrage Le château à Toto d'Offenbach. Cette production a fait l'objet d'un enregistrement discographique. Elle interprète ​également Eurydice/Cupidon (Orphée aux Enfers), Catherine (Pomme d'Api), Gabrielle (La Vie Parisienne), Oreste (La Belle Hélène), ​Wanda (La Grande Duchesse de Gerolstein), Alexis  (L’ Île de Tulipatan) aux Opéras de Rouen, Saint-Étienne et Besançon, mais aussi ​Agathe ​(Véronique), Héloïse (Véronique) au Théâtre du Châtelet, Sylviane Bogdanovich (La Veuve Joyeuse) à l'Opéra Comique, ...

Elle est particulièrement remarquée pour son interprétation de Polly ​Peachum (L’ Opéra de Quat'sous, mis en scène par Laurent Fréchuret), qu'elle chante en tournée en France (CDN de Sartrouville, Théâtre de la Criée de Marseille, L'opéra de Saint-Étienne, etc...).                  

Elle a chanté sous la direction de nombreux chefs ( Jean-Christophe Spinozi, Jean-Claude Casadessus, Placido Domingo, ​Antonio Florio, Jean-Yves Ossonce, Pascal Verrot, David Charles Abell, Samuel Jean, Claude Schnitzler,...) et a travaillé avec des ​metteurs en scène reconnus (Jérôme Savary, Emilio Sagi, Jean-François Sivadier, Jean-Yves Ruf, Jean-Louis Martin-Barbaz, Robert ​Carsen, Lee Blakeley, Laurent Fréchuret,...).

Afin de perfectionner son rapport au jeu, elle a participé à un stage théâtral sur les Sonnets et Richard III de Shakespeare sous la direction ​de Laurent Fréchuret.​

Elle a enregistré le rôle de la deuxième servante dans l'Amour Masqué de Messager avec l'Orchestre d'Avignon dirigé par Samuel Jean, sous le label Acte Sud.

Sa connaissance de la scène, mêlée à la volonté de connaitre au mieux le monde du spectacle vivant, la conduite à suivre une formation d'Administration / Production, spécialisée dans le spectacle vivant. Elle en sort diplômée en 2015.

Elle est actuellement chargée de la communication, de la diffusion pour l'association "Festival des Pierres Lyriques", ainsi que pour  différents ensembles de Jazz ("Aérophone", "Old and new songs") et de musique contemporaine ("Ensemble Regards").

​​Depuis 2018, Laetitia Ithurbide change de voix et explore le répertoire de Mezzo-soprano. La Missa Brevis BWV 235 de Jean-Sébastien Bach, le Gloria de Vivaldi, mais aussi la Messe du Couronnement, le Requiem de Mozart ou encore la Messe Hofkapelmeister de Salieri au Festival des Pierres Lyriques. Elle se spécialise également le répertoire de la chanson française du début du XXème siècle.

Alejandro Orjuela Sanchez, Gastone / Giuseppe

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Le Ténor Colombien Alejandro ORJUELA débute sa formation au Conservatoire National de Bogota, comme Baryton, sous la direction de la Soprano Angela SIMBAQUEBA. En parallèle il rejoint le jeune chœur de la philharmonique de Bogota. Il a eu l’occasion de chanter sous la baguette de grands chefs tels que Kent NAGANO, Gustavo DUDAMEL, Guerassim VORONKOV...

En 2018 Alejandro ORJUELA décide de continuer à se former en France. Il étudie auprès de Marcin HABELA au CRR de Lyon pour ensuite intégrer la classe de Mireille DELUNSCH et Sylvie LEROY au CNSMD de Lyon. A partir de 2020 il commence à travailler sa voix comme Ténor. Il obtient son DNSPM en 2023.

Alejandro ORJUELA a récemment interprété les rôles d’Orphée (Orphée aux Enfers, Offenbach), Tamino (Die Zauberflöte, Mozart), Renaud (Armide, Gluck)

On aura également pu l’écouter en Ténor solo dans le Requiem de Mozart sous la direction de Bernard Tétu.

Alexandre Adra, Marquis d'Obigny

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Clément Ducret, le Baron Douphol / commissionario

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Enfant des Landes, Clément Ducret découvre le chant très jeune en écoutant de la musique classique avec sa maman. C'est à 8 ans, en vocalisant à la manière de la Reine de la Nuit dans les vestiaires de la piscine municipale, qu'il donne à son institutrice, Mme Lemaître, l'idée de contacter un jeune chanteur lyrique, Olivier Tousis. Le binôme fait travailler des extraits d'Offenbach à toute une classe de CM1 qui les chante à la kermesse de fin d'année de l'École des Pins, à Dax.
 

Il se passe un peu de temps avant que Clément se reconnecte au chant à l'âge de 27 ans en rejoignant le Chœur Voyageur en 2015, dirigé par Alexis Duffaure, cette fois en tant que basse. Cela lui donne des idées et il intègre l'année suivante, en 2016, la classe d'art lyrique du Conservatoire de Bordeaux où il travaille avec Maryse Castets. Il recontacte alors son mentor, Olivier Tousis, fondateur et directeur de l'Opéra des Landes, qui organise leurs retrouvailles sur les planches de La Traviata lors du festival de l'Opéra des Landes en 2017.

N'ayant plus l'âge requis pour poursuivre sa formation suite à une refonte du programme de formation, Clément quitte la classe d'art lyrique en 2023 et approfondit sa pratique artistique avec Martine Marcuz, Jean-Marc Bonicel et Lionel Sarrazin. La même année, il est retenu dans les chœurs supplémentaires de l'Opéra National de Bordeaux avec qui il commence à travailler durant la saison 2023-2024 (Requiem de Verdi, extraits de Wagner et Carl Orff, La Bohème). En parallèle, il chante le Requiem de Mozart en tant que soliste et participe à la création des spectacles Luminiscence à la Cathédrale de Bordeaux, La tresse brésilienne avec le collectif Askesis et VØYÅGΣUŘS à l'Arkea Arena avec le Chœur Voyageur.

Éric Martin-Bonnet, le Docteur Grenvil

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Eric Martin-Bonnet Remporte le concours “les voix d’Or” en 1990 et 4 prix dont le prix du public à Marmande tout en poursuivant ses études musicales à Paris. Il débute à Strasbourg dans Parsifal, Bordeaux (Rigoletto) en Avignon (La Forza del Destino, Un Ballo in Maschera), Nancy (Les Martyrs), et les Chorégies Orange (Tosca).

Avec une voix à l’émission typiquement française, naturellement sombre et une diction parfaite tels Jules Bastin, Xavier Depraz il est rapidement invité par les opéras de Bordeaux, Avignon, Metz, Toulon, Marseille, Toulouse... Son répertoire est très varié, en langue française ( Faust, Hérodiade, Pelleas et Mélisande), allemande ( Zaüberflöte, Entführung aus dem Serail, Der fliegende Holländer,…), italienne (Don Giovanni, Don Carlos, Trovatore, Aïda, il Barbiere di Siviglia, Elisire d’Amore...), russe (Eugene Onegin, Le prince Igor…) mais aussi un répertoire plus moderne, Les Rois (Minos) création de Philippe Fenelon Opéra Bordeaux in 2004, Berg (Lulu, Wozzeck)… pour des ouvrages plus anciens, Eric Martin-Bonnet participe à une tournée européenne de Zoroastre avec W. Christie et Les Arts Florissants, mais chante aussi plusieurs passions, cantates de Bach ainsi que La création de Haynd et en 2014 Tancrède (Campra) avec le Centre de Musique Baroque de Versailles, dernièrement les concerts Charpentier de noël avec Ars musica à Montpellier.

A l’étranger il chante régulièrement à Dublin, Palerme, Bonn, Eindhoven, Séville, Sofia, mais aussi à Berlin où il est Méphisto dans Faust au Deutsche Oper et le Festival de Salzburg en 2010 (Jeanne au Bûcher), qu’il chante aussi à Barcelone en 2012. De 2015 à 2017 il est plusieurs mois de l’année en résidence en Suisse au TOBS (La Damnation de Faust, Le comte Ory, Owen Wingrave, Gianni Schicchi, La notte di un nevrastenico, les pêcheurs de perles…).

Il participe actuellement à la production du pauvre matelot de Darius Millhaud en tournée avec L’Arcal dernièrement il était Chalcas dans La Belle Hélène au festival de l'OSArques et à l’opéra d’Avignon pour le rôle d’Abimelech dans Samson et Dalila.

En 2019 il réalise sa première mise en scène et scénographie avec Tosca de Puccini au théâtre Comœdia de Marmande pour le festival en marmandais qui l’invite à nouveau en 2020 pour le Barbier de Séville de Rossini (version française sur les textes de Beaumarchais, qui sera repris à Gujan-Mestras) puis pour Don Giovanni en 2021.

Eric Martin-Bonnet a participé aux enregistrements CD de Léonore II (Don Fernando) de Beethoven sous la direction de Marc Soustrot, ainsi que de Zoroastre (Oromasès, Ariman) de Rameau avec Les Arts Florissants dirigés par William Christie (Erato) décembre 2007, Les Bayadères de Catel Messe Solennelle de Caillebotte, Jeanne au Bûcher de Honneger aux côtés de Marion Cotillard (Medici.tv), Tancrède de Campra (Centre de musique baroque de Versailles), le premier enregistrement mondial en DVD du Roi d’Ys (Opéra royal de wallonie), et enregistre avec France télévision, Philémon et Baucis de Gounod version 3 actes (Grand théâtre de Tours).

Le Chœur de Chambre et l'Orchestre des Pierres lyriques
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Ensemble Orchestral des Pierres Lyriques

Missa brevis BWV235 de J-S. Bach

Le Chœur de Chambre a été créé en 2007 par François Ithurbide pour l’interprétation de la Petite Messe Solennelle de Rossini. Il est composé de 24 à 30 chanteurs issus du Grand Chœur des Pierres Lyriques, des Chœurs du Conservatoire de Pau ou du C.N.R. de Bayonne Côte Basque.

Fonctionnant en sessions mensuelles, le Chœur de Chambre monte deux programmes par an. L’expérience du travail de chœur dans des œuvres du grand répertoire de ces chanteurs confirmés, par ailleurs habitués à chanter et jouer ensembles les parties chorales des spectacles scéniques et des oratorios avec orchestre programmés par le Festival des Pierres Lyriques, a contribué à installer une grande cohésion vocale et musicale, base de la remarquable qualité de cette formation.

Ses récentes prestations dans le Requiem de Mozart, Le Gloria de Vivaldi, le Requiem de Fauré ou encore l'enfance du Christ de Berlioz avec l'Orchestre de Nouvelle-Aquitaine sous la direction de Jean-François Heisser, ont démontré le niveau d’excellence de ce chœur. Désormais, le Chœur de chambre du festival des Pierres Lyriques attire un grand nombre de chanteurs amateurs de tout le département des Pyrénées-Atlantiques désirant pratiquer le chant choral de haut niveau.

L’Orchestre des Pierres Lyriques voit le jour dans une forme réduite (12 musiciens) sous l’impulsion de Samuel Jean en 2022. Il a été créé dans le but de développer les spectacles lyriques, jusqu’alors interprétés avec deux pianos. À partir de 2012, il devient l’Orchestre des Pierres Lyriques. Il est constitué de 45 musiciens, parfois plus selon les œuvres, qui viennent pour la plupart de l’OPPB, du Iparraldeko Orkestra de Bayonne et du CNSMDP.

Samuel Jean, Direction Musicale
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crédit photo Manuel Braun

Chef d’orchestre et pianiste, Samuel Jean est un musicien complet et intéressé par toutes les formes et les styles musicaux. Si l’opéra et la musique symphonique représentent une belle part de son activité, sa curiosité l’amène à collaborer avec des artistes aussi variés que Damon Albarn, Amjad Ali Khan, Juan Carmona, Thomas Enhco, Isabelle George, les Dakh Daughters pour n’en citer que quelques-uns.

Premier chef invité de l’Orchestre National Avignon Provence de 2013 à 2020, il a largement pu y démontrer l’étendue de son répertoire en dirigeant plus de 300 représentations de concerts symphoniques et d’opéras, de Bach à des créations contemporaines. Il a grandement contribué à la reconnaissance de cet orchestre et à sa labellisation Orchestre National, notamment par une implication forte dans les actions culturelles et pédagogiques ainsi que dans sa volonté de développer une politique discographique conséquente, notamment sur la musique française lyrique et concertante de la fin du XIXème siècle et le début du XXème pour des labels tels que Decca, Naive, Klarthe et récemment le Palazetto Bru Zane où son enregistrement de Ô mon bel Inconnu de Reynaldo Hahn a reçu un accueil magnifique en France et à l’étranger.

Il a également enregistré pour le label Deutsche Grammophon, le disque « Yes », unanimement salué par la critique, de la soprano Julie Fuchs avec l’Orchestre National de Lille.

 

Chef de chant de formation, diplômé du CNSM de Paris, Samuel a dirigé plus d’une cinquantaine d’opéras dans des maisons telles que le Théâtre du Châtelet, l’Opéra Comique, le théâtre Royal de la Monnaie, l’opéra National de Montpellier, l’Opéra National de Bordeaux, l’Opéra de Marseille, le festival d’Aix en Provence, le festival  de Salzbourg…

 

Dans le domaine symphonique, Samuel Jean a dirigé des orchestres tels que le Philharmonique de Radio-France, l’orchestre National d’ Ile de France, l’orchestre National Bordeaux Aquitaine, l’orchestre National de Strasbourg, l’orchestre Philharmonique Royal de Liège, au théâtre des Champs-Elysées, à la Philharmonie de Paris, à la Maison de la Radio, Salle Pleyel, festival de le Roque d’Anthéron…

 

Pianiste accompagnateur reconnu, Samuel Jean a enregistré deux disques consacrés aux mélodies de Massenet et de Pierné avec la soprano Sabine Revault d’Allonnes et le baryton Thomas Dolié. Il a également récemment accompagné la soprano Véronique Gens et la Mezzo Stéphanie d’Oustrac, ainsi que le trompettiste Romain Leleu avec lequel il collabore depuis plusieurs années.  Il est également un invité régulier du Châtelet Musical Club.

 

Samuel Jean  a été de 2005 à 2013 professeur des ensembles vocaux au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et est depuis 2004, le directeur artistique du Festival Pierres Lyriques en Béarn des Gaves.

 

C’est la diversité et la curiosité qui jalonnent son parcours depuis 20 ans, oscillant entre opéras et œuvres symphonique du répertoire, créations lyriques ou symphoniques, croisement des musiques, direction d’orchestre et piano, grandes salles ou petits villages et qui font de Samuel Jean un musicien complet et riche de toutes ces expériences.

Il est depuis 2023 directeur de la Cité des Arts de la ville de Lescar.

François Ithurbide, chef de Chœur

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crédit photo Jean Sarsiat

Diplômé en Musicologie, 1er prix de clarinette du Conservatoire de Bayonne-Côte Basque, Diplômé du CNR de Bordeaux en Chant (DFE mention TB à l'unanimité et médaille d'or en Art Lyrique), François Ithurbide chante un vaste répertoire de musique sacrée (messes et oratorios de Campra, Bach, Haydn, Mozart, Beethoven, Donizetti, Rossini, Schubert, Saint-Saëns, Puccini, Duruflé, Tippet) et s’affirme à la scène dans les rôles de basse-buffa, notamment dans le répertoire de Rossini et d'Offenbach.

Il participe aussi aux créations du compositeur Jacques Ballue (1999 : Kante Luzea, 2001 : Hommage à Canteloube Cants deü Sud , pour baryton, soprano et orchestre, œuvre dont il a fait l’enregistrement discographique.)

Il crée en 2000 l’Association Pierres Lyriques en Béarn des Gaves, en 2001 le Grand Choeur des Pierres Lyriques qu’il dirige dans le grand répertoire de musique sacrée, et en 2007 le Chœur de Chambre pour, notamment,  la  Petite messe solennelle  de Rossini, le Stabat Mater de Dvorak, le Gloria et le Stabat Mater de Poulenc, les Sept paroles du Christ en Croix de Franck… Il est également chef de chœur des productions lyriques de l'Association Luis Mariano d'Irun.

Il a mis en scène les opéras de jeunesse de Rossini, Les mamelles de Tiresias de Poulenc ainsi que la plupart des grands opéras-bouffes d’Offenbach dans le cadre du Festival des Pierres Lyriques (Orphée aux Enfers, La Périchole, La Belle Hélène, La Grande Duchesse de Gérolstein).

Régulièrement invité en Espagne par l’Association Luis Mariano d’Irun, il a signé depuis 2006 les mises en scène de L’Elisir d’Amore de Donizetti, Sonnambula de Bellini,  La Traviata, Rigoletto, Il Trovatore de Verdi , La Bohème de Puccini, Cosi fan tutte de Mozart, Carmen de Bizet, Roméo et Juliette de Gounod, Il Barbiere di Siviglia de Rossini, La Traviata de Verdi (nouvelle production). En 2018 il met en scène Turandot de Puccini, et en 2019 Werther de Massenet, mise en scène dans laquelle il interprète également le Baillis. Il signe en 2021 la mise en scène de Don Giovani de Mozart et assurera celle de La fille du régiment de Donizetti en novembre 2022.Il mettra en scène Madame Butterfly de Puccini à Irun en novembre 2024.

Alexandre Adra est né au Canada le 5 janvier 1998 d’une mère franco-argentine et d’un père libanais. Il grandit à Paris où il étudie le violoncelle et le chant au conservatoire. Alexandre débute le chant lyrique au CRR de Rennes dans la classe de Norma Lopez et Elisa Bellanger. Il découvre le monde professionnel avec Mélismes sous la direction de Gildas Pungier lors du Vaisseau Fantôme de Wagner dans les Opera de Rennes, Angers et Nantes en 2019.  Il rencontre Stéphane Fuget, chef d’orchestre de la classe d’opéra baroque du CRR de Paris. C’est avec les rôles de basse dans La Morte d’Orfeo de Stephano Landi et dans Le nozze in sogno de Cesti qu’il fait ses début en tant que soliste.  En 2021 il intègre le Pôle Supérieur de Rennes dans la classe de Stéphanie d’Oustrac et d’Olga Pitarch et se forme avec le soliste Jean-Vincent Blot en parallèle à ses études. Cette année, il s’est produit en tant que soliste dans différents ensembles tels que la Maîtrise de Bretagne, d’Angers et du Mans pour le requiem de Mozart, le magnificat de Bach, mais aussi avec Le Banquet Céleste dirigé par Damien Guillon dans Rinaldo de Haendel. Il interprète cet été le rôle de Sarastro dans la flûte enchantée dirigé par Yann Toussaint.

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