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Concert du Chœur premier

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Programme

Hilarión Eslava

Misa de difuntos (Op. 143) & Libera me (Op. 127)​

Hilarión Eslava (1807-1878)

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Miguel Hilarión Eslava Elizondo (né à Burlada, Navarre, Espagne, le 21 octobre 1807 - mort à Madrid, le 23 juillet 1878) est un compositeur et un musicologue espagnol, grand défenseur de l'opéra espagnol.

Il a été un enfant de chœur et violoniste à la cathédrale de Pampelune. Il a étudié l'orgue, le violon et le piano avec Julian Prieto et composition avec Francisco Secanilla.

En 1828, il a été maître de chapelle à la cathédrale de El Burgo de Osma, puis il est allé à Séville, où il a été consacré prêtre et où il a été nommé maître de la chapelle royale. Lors de son séjour à Séville, certaines de ses œuvres profanes ont été créées.

En 1844, il s'est rendu à Madrid où il est devenu maître de chapelle à la chapelle royale de Madrid. En 1854, il a été nommé professeur de composition au Conservatoire de Madrid, dont il est devenu onze ans plus tard directeur.

Il a fondé avec Emilio Arrieta, Joaquín Gaztambide et Francisco Asenjo Barbieri, le groupe musical La España Musical, pour défendre l'opéra espagnol. Ses œuvres dénotent une influence italienne et il est considéré comme l'un des rares authentiques musiciens romantiques espagnols.

Il a écrit plus de trente opéras (parmi lesquels El solitario (1841), Las treguas de Tolomaida (1842)) et Pedro el Crudele (1843), des œuvres symphoniques (Sinfonía fantástica, la cantate La guerra de África,...), et plus de 140 œuvres religieuses parmi lesquelles figurent, entre autres pièces, huit messes et un Requiem (op 143, 1861), un Oficio de difuntos, un Te Deum, plusieurs motets (dont les Motetes al Sanctissimo Sacramento op 147), quatorze Lamentations, six Salve Regina et trois Stabat Mater. Une de ses œuvres les plus connues est El Miserere de Sevilla ou Miserere qui est joué encore chaque année le samedi de la Passion à Séville.

Il est l'auteur de "Lira Sacro hispana" (1869), une anthologie en sept volumes de la musique religieuse espagnole des XVe et XVIe siècles. En outre, il a écrit des œuvres pédagogiques, comme sa Méthode de Solfège (1846), qui a été utilisée pendant plus d'un siècle comme matière d'enseignement, une Método completo de solfeo sin acompañamiento, un Tratado tercero de la melodía y discurso musical (1871), La Escuela completa de armonía y composición, etc.

Misa de difuntos ((Op. 143)

Composée en 1860, la Misa de difuntos est l’une des œuvres les plus importantes d’Eslava. Elle s’inscrit dans la grande tradition des Requiem européens tout en portant la couleur propre à la musique espagnole : une intensité dramatique contenue, un sens du contraste, et une écriture chorale d’une grande clarté.

L’œuvre se déploie en plusieurs tableaux, du recueillement du Requiem aeternam à la puissance dramatique du Dies Irae, véritable sommet expressif. Eslava y mêle contrepoint maîtrisé, lyrisme romantique et profondeur méditative, créant une atmosphère où se croisent la peur du jugement, l’espérance et la lumière.

Libera me (Op. 127)

Le Libera me est une prière chantée traditionnellement à la fin de l’office des morts. Dans cette version autonome, Eslava en fait une pièce d’une grande intensité émotionnelle : une voix collective qui implore la délivrance, oscillant entre angoisse, supplication et apaisement final.

Par son écriture contrastée et sa force expressive, le Libera me prolonge et complète la dramaturgie de la Misa de difuntos, formant avec elle un diptyque spirituel puissant.

Interpréter ces œuvres, c’est traverser un chemin où se rencontrent la fragilité humaine, la quête de sens et la lumière de l’espérance. Eslava y offre une musique qui touche autant par sa sobriété que par sa profondeur, invitant l’auditeur à un moment de recueillement, de beauté et d’émotion.

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