Grand concert 

Requiem W.A Mozart

crédit photo Isabelle Poinloup

crédit photo Julien Benhzmou

Avec Marie-Bénédicte Souquet, Laetitia Ithurbide, Jérôme Billy et Thomas Dolié

Chœur et Ensemble Orchestral des Pierres Lyriques

Direction des Chœurs : François Ithurbide

Direction Musicale : Samuel Jean

Ce concert est proposé par

Pierres Lyriques

dans le cadre de l' Été à Pau

Requiem K.626

La musique de l’absence, la musique de l’indicible

Rainer Maria Rilke, poète autrichien dont l'œuvre entière est baignée dans les eaux profondes de l'idée de requiem, écrivait : « Comme les choses, toutes les choses sont en migration ! Comme elles se réfugient en nous, comme elles se désirent toutes soulagées du dehors et  revivre, dans cet au-delà que nous enfermons en nous-mêmes pour l'approfondir. Comment supporter, comment sauver le visible, si ce n'est en le faisant langage de l'absence, de l'invisible. Comment parler cette langue muette, à moins qu'on la chante éperdument, sans daigner, s'il le faut, se faire comprendre ».

Et Mozart dans son Requiem saura parler la langue de   l'invisible tout en chantant éperdument, du moins jusqu'à ces huit dernières mesures du Lacrymosa, son ultime tendresse, et le Requiem ne fut pas vraiment compris. Soit  tiré  vers le versant romantique comme chant du cygne  conscient du « divin », Mozart mettant en musique sa propre  mort, soit perçu comme une simple commande alimentaire bâclée à la va-vite. Rarement une œuvre musicale n'aura suscité autant d'écrits, de faux aussi, qui auront longuement brouillé notre perception de l'œuvre.

Les travaux de Robbins Landon, mais plus encore ceux des Massin ont tordu le cou à bien de pieux mensonges, mais pourtant une aura pathétique enveloppe cette œuvre qui porte en elle le poids de la fosse commune du temps, et la mort misérable d'un jeune homme de trente-cinq ans et dix mois.

Sans tomber dans le misérabilisme, il est nécessaire de parler des circonstances de sa composition. Mozart, prisonnier de sa misère, prisonnier de Vienne, venait de vivre une triste année 1790, multipliant les dettes pour survivre et luttant contre la désaffection inexorable du public viennois - surtout celle des mécènes éclairés.

Malgré l'encombrante étincelle de vie de Franz Xavier Wolgang, né en juillet 1791, Mozart n'a pour obsession que de passer ce maudit hiver et s'assurer quelque chaleur, quelque soutien parmi cette aristocratie viennoise qui le rejette comme un hochet usé. Aussi vivote-t-il de la commande de pièces pour orgues mécaniques jusqu'à ce que survienne sa grande et dernière grande joie musicale : la Flûte Enchantée. Composée pour un petit théâtre populaire en bois, aux faubourgs de Vienne, cette musique le prolongera.

Toutes les autres Œuvres - Clémence de Titus, Concerto pour clarinette, pièces maçonniques et même le Requiem - compteront peu face à cet immense plaisir de faire couler de lui cette musique fraîche et profonde à la fois. Il y mettra le meilleur de lui-même, les dernières réserves de ses forces créatrices. Ce conte de fées, cet oratorio maçonnique l'obsède bien plus que cette étrange commande du Requiem reçue vers la fin juillet 1791 par l'entremise d'un mystérieux messager, déjà en habit de mort.

Cette composition d'une Messe des Morts était en fait la commande du comte Franz von Walsegg zu Stuppach qui venait de perdre sa femme Anna, le 14 janvier 1791. Fidèle à son habitude de s'approprier les oeuvres des autres, le comte désirait donner et diriger lui-même « son » Requiem pour l'anniversaire de la mort de sa femme (en 1793 sans doute).

Pressé par le besoin, et surtout tenté de se mesurer à la noblesse et au dramatisme d'une forme qu'il n'avait jamais abordée, Mozart accepte et prévoit de terminer la musique courant 1792, comme il l'inscrit sur la partition. Dès l'été 1791, presque d'un seul jet, sont composés l'Introït, la structure du Kyrie et l'ébauche du Dies Irae.

Mozart ne pense pas cependant composer son propre requiem. Ses profondes convictions maçonniques, sa vie même, lui avaient longuement appris à tutoyer la mort : « comme la mort, à y regarder de plus près est le vrai but de la vie, je me suis, depuis quelques années, tellement familiarisé avec cette véritable, parfaite, amie de l'homme, que son image m'est très apaisante et consolante !» (lettre à son père en 1787).

Mais il y a un abîme entre la philosophie et la panique biologique de la mort, et Mozart, comme nous tous, appréhendera ce fossé. Surtout, elle semblait, cette mort, sa mort, s'avancer vers lui comme la statue du commandeur au travers des incessantes apparitions du « messager en noir », l'intendant du comte. L'intermède fiévreux de la Clémence de Titus et son retentissant insuccès, la préparation des représentations de la Flûte dont il voulait, soir après soir, suivre la destinée théâtrale, le détournent pour un temps complètement de sa Messe des Morts. Mais pas de la mort elle-même qui fait son chemin dans toutes les forces jetées et perdues et les trouées ainsi faites dans ses forces vitales. Ses ultimes compositions, concerto, cantates d'amitié maçonniques, l'absorbent encore beaucoup, moins toutefois que sa chère Flûte qui chante dans sa tête nuit et jour.

Le Requiem se rappelle brusquement à lui, d'abord par l'épuisement de ses forces et donc la crainte de l'inachèvement, et ensuite par la conviction naissante que c'est son propre chant funèbre qu'il doit composer. Et en automne 1791, comme « frappé à mort », effrayé et superstitieux, il change d'attitude face au Requiem qui désormais lui fait peur. Au bord du gouffre, face aux brisures, au méchant poêle qui fume, ou plutôt qui tousse une aigre chaleur, Mozart se jette à nouveau dans la fin du Kyrie. Les ébauches du Confutatis, du Recordare et de l'Offertoire sont entreprises. Mais comme à son habitude, c'est dans sa tête que s'inscrivent les esquisses et le plan structurel de l'œuvre. Mozart est un compositeur qui écrit mentalement sans le secours du papier ou d'un instrument qui n'apparaissent que pour recueillir la coulée complète de l'œuvre. Et à part le Lacrymosa, il ne touchera plus guère à sa partition, figé entre souffrance, ennuis quotidiens et maladie. Sa toute dernière musique sera la Cantate de l'Amitié et, dès le 20 novembre il se sait mourant.

Sachant l'habitude de l'époque de travailler en atelier d'artiste, il est très plausible qu'il transmette, ou qu'il délègue certaines parties (basse chiffrée…) à ses élèves. L'inachèvement de ce Requiem l'accable et il essaie d'avancer malgré tout, grâce à l'assistance du jeune Sussmayr, son travail.Le 5 décembre 1791, vers une heure du matin, Mozart meurt, et l'imposture de sa femme Constance commence alors pour faire croire à l'achèvement de l'œuvre, encore pleine de vides.

Constance cherchera pathétiquement des musiciens pour avaliser ce pieux mensonge : Ce sera Süssmayr qui accompagna les derniers jours de Mozart, recueillant les ultimes indications et les bouts autographes détenus par Constance. Celui, que Mozart qualifiait « d'âne », savait surtout remarquablement imiter l'écriture de Mozart et donc authentifier l'affaire.                                                             

(d'après Gil Pressnitzer dans Esprits nomades)

Wolfgang Amadeus Mozart (1756 - 1791)

Wolfgang Amadeus Mozart est né à Salzbourg, en Autriche en 1756, dans une famille de musiciens. Il suit dès l'âge de quatre ans les enseignements de son père Léopold, violoniste et compositeur de renom. Il se révèle rapidement comme un virtuose du clavecin et de l'orgue.

 

Dès l'âge de cinq ans, il entreprend une tournée à travers toute l'Europe avec son père et sa sœur, elle aussi virtuose. Il connaît alors le triomphe et les honneurs, à l'âge de quatorze ans il sera nommé par le pape à l'ordre de l' Éperon d'or et deviendra académicien à Bologne. Sa vie de star ne sera pas qu'un chemin de gloire noyé dans la "jet set " de l'époque.

 

Après un bref séjour à Salzbourg il repart avec sa mère vers Paris pour tenter de s'établir et de gagner quelque argent. Ce voyage est un désastre : Mozart ruiné par deux ans de tribulations perd sa mère en quelques jours dans une chambre d'hôtel modeste. Après un nouveau court séjour à la recherche de ses racines dans sa ville de naissance, Salzbourg, il part pour Vienne. C'est là qu'il épouse sans amour Constanze Weber. Le couple reste uni malgré les infidélités réciproques et les dettes.

 

Mozart crée des opéras bouffes qui rencontrent un succès très limité, car la mode de l'époque est à l'opéra sérieux italien (opera seria). Quelques œuvres tiennent cependant l'affiche plusieurs mois et lui permettent de survivre, malgré les dettes, avec l'aide de quelques rares amis.


En 1787 Mozart, harcelé par les dettes, usé par le travail, est marqué par la mort de son père.Cette longue décrépitude morale et physique le mènera sur le chemin de la mort. Quatre ans plus tard, il s'éteint, terrassé par la maladie, peut-être la tuberculose, après qu'un mystérieux visiteur lui a passé commande d'un requiem qu'il n'achèvera jamais.

 

Mozart est accompagné vers sa dernière demeure par quelques amis. Comme une illustration au destin hors norme de cet homme, ils seront dispersés le long du chemin par une tempête de neige et les fossoyeurs restés seuls jetteront le corps dans une fosse commune dont on ne connaîtra jamais l'emplacement.

Marie-Bénédicte Souquet, soprano

Marie-Bénédicte Souquet débute ses études musicales à la Maîtrise de Radio-France, poursuit sa formation au Centre de Musique Baroque de Versailles puis au Conservatoire de Paris et enfin à l’Atelier Lyrique de l’Opéra national de Paris.

 

Elle se distingue au Concours Belvedere de Vienne en 2004 en remportant le prix du Semperoper de Dresde où elle est invitée à chanter La Reine de la Nuit dans La Flûte Enchantée. Elle reprend régulièrement ce même rôle à l’Opéra de Massy, puis dans le cadre de la tournée estivale des Opéras en Plein Air ainsi qu’à l’Opéra de Rouen.

 

Elle chante au Festival d’Aix-en-Provence (Barberine dans Les Noces de Figaro sous la direction de Daniel Harding), à la Cité de la Musique de Paris (Une Fille-Fleur dans Parsifal dirigé par Pierre Boulez), au Palais des Arts de Montréal (Le Feu, La Princesse, Le Rossignol dans L’Enfant et les Sortilèges avec Kent Nagano). Elle a chanté le rôle de Tytania dans Le Songe d'une nuit d'été de Britten (Tours), Elvira dans L’Italiana in Algeri (Limoges, Massy, Avignon), Flaminia dans Il Mondo Della Luna (Fribourg), L’Amour dans Orphée et Eurydice (Besançon et Limoges), Fanny dans La Cambiale di Matrimonio, Belinda dans Didon et Enée, L’Amour et Un Songe dans Dardanus de Rameau dirigé par Emmanuelle Haïm (Lille, Caen, Dijon), Inès dans La Favorite et La Première Servante dans Daphné (Toulouse), Despina dans Cosí fan tutte (Nice), Frasquita dans Carmen (Toulouse, Rennes).

 

Particulièrement brillante dans le répertoire léger français, elle s’est distinguée dans Les Mousquetaires au Couvent (Marie), dans la comédie musicale Arsène Lupin (Francine) au Théâtre de l'Athénée à Paris et en tournée en France, dans Les Brigands d’Offenbach (Fiorella) à l'Opéra d'Avignon et à Besançon. On l’a aussi entendue dans La Cour du Roi Pétaud de Délibes (Madame de Bois-Pigeon) au Théâtre de l'Athénée, Pomme d’Api d’Offenbach (Catherine) et Une Education Manquée de Chabrier (Hélène de la Cerisaie) à l’Opéra d’Orléans, Le Docteur Miracle de Bizet (Laurette) à Avignon, La Belle Hélène (Parthoenis) au Capitole de Toulouse et à Toulon, Fra Diavolo d'Auber (Zerline) à Limoges, et des extraits de La Vie Parisienne (La Gantière) à Rennes. Elle participe au spectacle musical Le Crocodile Trompeur, Molière du meilleur spectacle musical en 2014 puis Orfeo – Je suis mort en Arcadie adaptation du mythe d’Orphée au Théâtre des Bouffes du Nord puis en tournée.

 

Au concert, on l’entend au Concertgebouw d’Amsterdam avec l’Orchestre de la Radio Néerlandaise et la Radio Kamer Filharmonie (Le Martyre de Saint Sébastien et La Damoiselle Elue), elle chante le Requiem Allemand de Brahms avec l’Orchestre de Pau puis en tournée avec l’Orchestre de Lille. Elle se produit Salle Pleyel dans les Carmina Burana d’Orff avec l’Orchestre National d’Ile de France. Elle participe à Ces Sacrés Nibelungen d'Oscar Strauss à la Cité de la Musique puis au Festival de Radio-France à Montpellier sous la direction d’Alain Altinoglu. Elle chante le Quatuor n°2 de Betsy Jolas à la Cité de la Musique avec l’Ensemble Intercontemporain, Les Leçons de Ténèbres de Charpentier ainsi qu’une série de concerts Rameau avec La Grande Ecurie et la Chambre du Roy. 

Elle participe à plusieurs enregistrements : La Renarde dans La Petite Renarde Rusée de Janacek (version française) pour une adaptation de l’opéra en dessin animé avec l’Orchestre de l’Opéra national de Lyon, les Nocturnes de Mozart avec Karine Deshayes et Vincent Pavesi (CD, Klarthe), Laurette dans Le Docteur Miracle de Bizet (CD, Timpani).

 

Ses engagements pour la saison 2018-2019 : Noémie dans Cendrillon de Massenet (Angers, Nantes), La Reine de la Nuit dans La Flûte Enchantée (Tours, puis extraits en concert à Rennes). En concert : L'Orfeo de Monteverdi dans une réécriture de Luciano Berio (Paris), Un Requiem Allemand de Brahms (Pau), le Gloria et Magnificat de Vivaldi (Avignon).

Laetitia Ithurbide, mezzo-soprano

Violoniste de formation, diplômée en Musicologie ainsi qu'en Administration et Production du Spectacle Vivant, Laetitia Ithurbide débute le chant avec Mady Mesplé et obtient un premier ​prix de chant au Conservatoire National de Région de Saint-Maur. Elle est lauréate de nombreux concours (Concours d'Opérette de ​Marseille 2007, Marmande 2004, Clermont-Ferrand 2003, Vivonne 2002,...). Dotée d'un grand sens théâtral, d'un amour du jeu et de la scène, c'est tout naturellement qu'elle oriente sa carrière vers le théâtre musical, et notamment l'opérette.  

    

Elle chante plus de ​cinquante fois le rôle d'Ernestine (Monsieur Choufleuri restera chez lui... d'Offenbach) et obtient un grand succès dans le rôle de Toto, pour la ​recréation de l'ouvrage Le château à Toto d'Offenbach. Cette production a fait l'objet d'un enregistrement discographique. Elle interprète ​également Eurydice/Cupidon (Orphée aux Enfers), Catherine (Pomme d'Api), Gabrielle (La Vie Parisienne), Oreste (La Belle Hélène), ​Wanda (La Grande Duchesse de Gerolstein), Alexis  (L’ Île de Tulipatan) aux Opéras de Rouen, Saint-Étienne et Besançon, mais aussi ​Agathe ​(Véronique), Héloïse (Véronique) au Théâtre du Châtelet, Sylviane Bogdanovich (La Veuve Joyeuse) à l'Opéra Comique, ...

Elle est particulièrement remarquée pour son interprétation de Polly ​Peachum (L’Opéra de Quat'sous, mis en scène par Laurent Fréchuret), qu'elle chante en tournée en France (CDN de Sartrouville, Théâtre de la Criée de Marseille, L'opéra de Saint-Étienne, etc...).   

          

Elle a chanté sous la direction de nombreux chefs (Jean-Christophe Spinozi, Jean-Claude Casadessus, Placido Domingo, ​Antonio Florio, Jean-Yves Ossonce, Pascal Verrot, David Charles Abell, Samuel Jean, Claude Schnitzler,...) et a travaillé avec des ​metteurs en scène reconnus (Jérôme Savary, Emilio Sagi, Jean-François Sivadier, Jean-Yves Ruf, Jean-Louis Martin-Barbaz, Robert ​Carsen, Lee Blakeley, Laurent Fréchuret,...).    

  

Entre 2012 et 2016, elle est membre des "Essenti'Elles", ensemble vocal constitué de huit à seize femmes, sous la direction artistique de Sabine ​Revault D'Allonnes.        

Afin de perfectionner son rapport au jeu, elle a participé à un stage théâtral sur les Sonnets et Richard III de Shakespeare sous la direction ​de Laurent Fréchuret.​         

Elle a enregistré le rôle de la deuxième servante dans L'Amour Masqué de Messager avec l'Orchestre d'Avignon dirigé par Samuel Jean, sous le label Acte Sud.

Sa connaissance de la scène, mêlée à la volonté de connaitre au mieux le monde du spectacle vivant, l'a conduite à suivre une formation d'Administration / Production, spécialisée dans le spectacle vivant. Elle en sort diplômée en 2015.  

En 2017, elle est invitée à l'Opéra de Lille pour Der Fliegende Höllender, mise en scène Alex Ollé, direction musicale Eivind Gullberg Jensen et l’année suivante à l’Opéra de Tours dans Iolanta de Tchaïkovsky, mise en scène Dieter Kaegi, direction musicale Vladislav Karklin.

En 2018, lors du Festival 2018 des Pierres Lyriques, elle interprète les parties de mezzo dans la Missa Brevis KWV 235 de Bach et le Gloria de Vivaldi, sous la direction de Samuel Jean.

Jérôme Billy, ténor

Diplômé du Conservatoire Supérieur de Musique de Paris en 2005, Jérôme Billy intègre le cycle de perfectionnement premier nommé à l’unanimité du jury, auprès de Pierre Mervant.

Il débute sa carrière à l’opéra en jouant le rôle de Tamino dans La Flûte Enchantée de Mozart, mise en scène par Lukas Hemleb, sous la direction d’Alain Altinoglu, avec l’Orchestre National d’Ile-de-France.

Parmi les étapes de sa carrière, citons en 2005, Dialogues des Carmélites au CNSM, mis en scène par Emmanuelle Cordoliani et dirigé par Samuel Jean ; Monsieur Choufleuri d’Offenbach à l’Opéra de Lyon, mis en scène par Laurent Pelly et dirigé par Jérémie Rohrer et Benjamin Lévy ; Zaïde de Mozart à l’Opéra de Rouen et à la Cité de la Musique, sous la direction d’Oswald Sallaberger. En juin 2006, il est engagé par Fayçal Karoui pour la 9ème de Beethoven avec l’Orchestre de Pau.

Son parcours au CNSM lui a permis de rencontrer et de travailler avec de nombreuses personnalités telles que Alexandra Miltcheva, Hartmut Höll, Noël Lee, Janine Reiss et René Jacobs. Il aborde également un vaste répertoire d’oratorio, répertoire de prédilection de la Maîtrise de Sainte-Croix où il fut, enfant, soliste alto. Il chante La Passion selon Saint-Jean de Bach, La Création et Les Saisons de Haydn, le Requiem et la Grande Messe en ut de Mozart, la Messa di Gloria de Puccini, mais aussi le rôle du marié dans Les Noces de Stravinsky, le récitant dans Le Paradis et la Péri de Schumann, Saint-Nicolas de Britten.

A maintes reprises au cours de ses études, il est engagé dans le répertoire d’opérette, ce qui lui permet d’aborder bon nombre d’œuvres d’Offenbach dans des rôles de premier plan parmi lesquels Fritz de La Grande-Duchesse de Gerolstein, Frick et le Brésilien de La Vie Parisienne, Aristée-Pluton d’Orphée aux Enfers.

Il s’est produit l’hiver dernier à l’Opéra de Fribourg dans Le Pauvre Matelot de Milhaud, puis en tournée.

Parmi ses enregistrements, citons Renard de Stravinsky, sous la direction de Reinbert de Leeuw, à la Maison de Radio-France.

Parmi ses apparitions télévisuelles, citons Monsieur Choufleuri, édité en DVD par l’Opéra de Lyon.

Au cours de l’été 2007 on a pu l’entendre au Festival Bach en Combrailles, au Parc Floral de Vincennes dans Mens Alors ! ainsi qu’au Festival de Beaulieu-sur-mer où il a chanté L’Orfeo de Monteverdi. Il participe à la création de L’Arche de Noé du jeune compositeur Baptiste-Florian Marle-Ouvrard.

Il chante Alfred dans Die Fledermaus de Johann Strauss au CNSMDP en mars 2008 puis Ferrando dans Cosi fan tutte de Mozart en Corse au cours de l’été 2008.

Jérôme Billy a abordé en octobre 2008 Don Ottavio de Don Giovanni à Limoges, rôle dans lequel il obtient un très grand succès et qu’il reprend en mai 2009 à l'Opéra de Rouen.

Au cours de l’été 2009, il est John Styx dans nouvelle production d’Orphée aux Enfers d’Offenbach (mise en scène : Yves Beaunesme, direction : Alain Altinoglu). Il y obtient un remarquable succès auprès du public et de la critique qui loue ses dons d'acteur et la qualité de son chant. Cette production sera reprise lors de saison 2010 / 2011 notamment à Dijon, Toulon et Aix en Provence.

Entre-temps, Jérôme aura abordé Don José de Carmen dans une adaptation de l’ouvrage de Bizet, et aura été le soliste des Saisons de Haydn à Clermont Ferrand (avril 2010) et du Requiem de Mozart à Limoges (mai 2010)…

Apprécié tant pour ses qualités vocales que scéniques, il a été réengagé par le Festival d’Aix-en-Provence pour une création contemporaine de Kris de Foort et Wajdi Mouawad qui aura lieu en 2013.

Jérôme fait ses débuts à l'Opéra de Zürich dans la création de Marc-André Dalbavie Gesualdo dans le rôle de Muzio Effrem (octobre et novembre 2010).

Lors de la saison 2010 / 2011, il chante  en février 2011 Das Lied von der Erde de Mahler avec l’Orchestre Dijon Bourgogne, sous la direction de David Walter, puis plusieurs concerts et récitals dans plusieurs villes de France et à Venise (Stabat Mater de Dvorak, Petite Messe Solennelle de Rossini)…

Jérôme participe en février 2011 à l'enregistrement de la bande son de La Petite Renarde Rusée de Janacek à Lyon sous la direction de Laurent Pillot pour European Opera Center.

Au Royaume Uni, il enregistre en mars-avril 2011  Des Hochzeit de Camachos de Mendelssohn sous la direction de Vasily Petrenko avec l'Orchestre de Liverpool.

Le ténor participe aussi en mai, à une série de concert en  hommage à Leonard Bernstein avec l'Orchestre de Paris, Salle Pleyel à Paris.

Ses projets pour 2011-2012 et au delà : un concert Mozart, Touchemoulin avec l’Orchestre Dijon Bourgogne, des opéras avec le Festival d'Aix en Provence, Nantes-Angers Opéra …

Thomas Dolié, baryton

Rapidement couronnée d’une Victoire de la Musique Classique dans la catégorie «Révélation artiste lyrique 2008», la carrière du baryton Thomas Dolié l’a déjà mené à se produire, entre autre, sur les scènes de l’Opéra national de Paris et de l'Opéra de Cologne (Ramiro dans L’Heure espagnole), du Komische Oper de Berlin (Abramane dans Zoroastre), de l’Opéra de Zurich, de l’Opéra national de Lyon et de l’Opéra national du Rhin (Adamas et Apollon dans Les Boréades), de la Deutsche Kammerphilharmonie de Brême (Golaud dans Pelléas et Mélisande), de l’Opéra national de Bordeaux (Figaro dans Le Barbier de Séville, Guglielmo dans Cosi fan Tutte), du Théâtre du Capitole de Toulouse (Fritz dans Die Tote Stadt), de l’Opéra Royal de Wallonie et de l’Opéra Comique (Giacomo dans Fra Diavolo) … ou encore dans la plupart des théâtres français, notamment à l’occasion de la tournée française puis mondiale de l'adaptation de La Flûte enchantée par Peter Brook (rôle de Papageno).

Interprète hors pair, Thomas Dolié est régulièrement invité à chanter le répertoire d’oratorio, de Lieder ou d’opéra en version de concert avec orchestres ; on l’a entendu dans L’Enfance du Christ avec l’Orchestre de la Scala de Milan et le Gürzenich Orchester, les Lieder eines farhenden Gesellen de Mahler avec l’Orchestre national Bordeaux-Aquitaine, L’Île du Rêve de Hahn avec le Münchner Rundfunkorchester, L’Heure Espagnole avec le London Symphony Orchestra, Pelléas et Mélisande avec le City of Birmingham Symphony Orchestra, la Passion selon Saint-Jean avec le choeur Accentus et Insula Orchestra, la Passion selon Saint-Matthieu avec les Musiciens du Louvre, le Requiem de Fauré avec l'Orchestre national de Bordeaux Aquitaine, le Gürzenich-Orchester Köln et Insula Orchestra, le Requiem de Brahms avec l'Orquestra simfònica de Barcelona i nacional de Catalunya ...

Il est par ailleurs régulièrement invité auprès de nombreux ensembles baroques, dirigés par des chefs comme Raphaël Pichon, György Vashegyi, Marc Minkowski, Emmanuelle Haïm, Vincent Dumestre, Hervé Niquet ou Christophe Rousset et donne des récitals avec piano aux côtés d’Olivier Godin, Anne Le Bozec, Susan Manoff …

A noter pour la saison 2020/2021 : Ramiro (L’Heure espagnole) avec l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo puis avec Les Siècles de François-Xavier Roth, Le Comte (Le Nozze di Figaro) avec les Musiciens du Louvre de Marc Minkowski à l’Opéra royal de Versailles, Ford (Falstaff) à l’Opéra national de Bordeaux-Aquitaine, Eurymaque (Pénélope de Fauré) avec l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, Claudio (Béatrice et Bénédict de Berlioz) à l’Opéra national de Lyon ...

Samuel Jean, Direction Musicale

crédit photo Manuel Braun

CHEF D'ORCHESTRE et pianiste français, Samuel Jean, nommé Premier Chef Invité en 2012 de l’Orchestre Régional Avignon Provence, contribue largement au renouveau et au rayonnement de cette structure, en assurant une mission plurielle (symphonique, lyrique, actions culturelles et discographique).  Il a notamment dirigé les enregistrements de Peter Pan d’Olivier Penard, paru en novembre 2012, du Docteur Miracle de Bizet (Timpani), paru en mai 2013 (Choc Classica), de L’Amour Masqué de Messager, paru en janvier 2014 chez Actes Sud, du disque « Belle Epoque » avec le harpiste Emmanuel Ceysson (Naïve, 2015), la création mondiale Homériade de Martin Romberg avec le comédien Robin Renucci (Klarthe, 2016) et plus récemment la SADMP de Louis Beydts (Klarthe, 2017) et le disque « Prodiges 4 » (Warner, 2018).

Samuel Jean enregistre aussi pour le label DG, l’album « Yes » de la soprano Julie Fuchs, avec l’Orchestre National de Lille. (Diapason d’or de l’année, Choc Classica, nommé dans la catégorie meilleur enregistrement de l’année aux victoires de la musique…).

 

Après une riche expérience de chef de chant, chef de chœur et assistant dans des maisons telles que l’Opéra National de Paris, le Théâtre du Châtelet, le Festival d’Art Lyrique d’Aix en Provence ou le Grand Théâtre de Genève, Samuel Jean décide de se consacrer à la direction d’orchestre dès 2006. Lauréat du concours de jeunes chefs de l’orchestre National d’Ile de France en 2006, il est dès lors engagé par l’Orchestre National d’Ile de France mais aussi l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre National de Strasbourg, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre de Cannes, l’Orchestra La Verdi di Milano, l’Orchestre Pasdeloup, l’Orchestre Lamoureux…

 

Dans le domaine lyrique, Samuel Jean est un invité régulier du Théâtre Royal de la Monnaie où il dirige Cendrillon (2011, msc Pelly), Rigoletto (2014, Carsen), Béatrice et Bénédict (2016, Brunel) et plus récemment Aida (2017, Livathinos). Il dirige également au Théâtre du Châtelet On the town (2008, Kelly), Monkey Journey to the West (2007, Shen Chi Zeng), à l’Opéra Comique      (2005,  La Veuve Joyeuse, 2007, La Périchole, Savary), à l’Opéra de Trieste (2007, La Périchole, Savary), à l’Opéra National de Bordeaux (2013, Orphée aux Enfers, Scozzi), à l’Opéra de Marseille (2013, Orphée aux Enfers, Servais), au Grand-Théâtre de Tours (2018, l'Elisir d’Amore, Sinivia) mais aussi aux Opéras de Rouen (2010, l'Ile de Tulipatan, Da Costa), Saint-Etienne (2010, Voix Humaine, Château de Barbe-Bleue, Fréchuret), Toulon, Dijon, Opéra Royal de Versailles (2010, Orphée aux Enfers, Beaunesne)… A l’Opéra Grand-Avignon, Samuel Jean a dirigé Anna Bolena (2017, Bischofberger), Dialogues des Carmélites (2018, Timar), Traviata (2018, Mazzonis di Pralafera) et Bohème (2019, Roels/Servais).

 

Dans le domaine symphonique et concertant, Samuel Jean a dirigé des  artistes tels que Nicholas Angelich, Bruno Leonardo Gelber, Bertrand Chamayou, Jean-François Heisser, Vanessa Wagner, Alexander Gindin, Giovanni Bellucci, Suzanna Bartal, Shani Diluka, Henri Demarquette, Pavel Gomziakov, Gary Hoffmann, Juliette Hurel, Romain Leleu, Olivier Charlier, Valery Sokolov, Alexandra Soumm pour n’en citer que quelques-uns, notamment à la Philharmonie de Paris, au Théâtre des Champs-Elysées, au Grand Théâtre de Provence, à la Roque d’Anthéron…

 

Musicien complet et curieux, Samuel Jean aime croiser les musiques et a ainsi collaboré avec  des musiciens aussi différents que Thomas Enhco (Concerto pour piano, 2016 ), Juan Carmona (Sinfonia Flamenca, 2018), Damon Albarn (Monkey Journey to the West, Théâtre du Châtelet et Festival international de Manchester, 2007), Rufus Wainwright (Prima Donna, Festival d’Avignon, Cour d’Honneur 2016), Amjad Ali Khan (Ananta de Pierre Thilloy, tournée en Inde, 2013), Laurent Dehors (Les Sons de la Vie, Opéra de Rouen, 2012), Jean-Luc Fillon (Oboa Nomade, 2011), et aussi des comédiens tels que Guillaume Gallienne (La chaste Vie de Jean Genet, Festival d’Avignon, Cour d’Honneur, 2014), Robin Renucci (Homériade de Martin Romberg, Création mondiale, Clôture du Festival d’Avignon, 2015), Lorànt Deutsch (Peter Pan d'Olivier Penard, Salle Pleyel et en tournée, 2014) ou Karin Viard (Silence, d’André Serre-Milan, Maison de la Radio, 2010).

 

Pianiste et pédagogue, Samuel a été professeur des ensembles vocaux B au CNSM de Paris de 2005 à 2013 et professeur-accompagnateur au CRR de Boulogne-Billancourt de 1996 à 2005.

Il conseille régulièrement les élèves de la classe de direction d’orchestre du CNSMDP d’Alain Altinoglu, dans la cadre de master-classes avec l’Orchestre Régional Avignon-Provence.

 

En tant que pianiste, il a enregistré avec la soprano Sabine Revault d’Allones deux disques consacrés aux mélodies de Massenet (Timpani, 2013) et de Pierné, avec le baryton Thomas Dolié (Timpani, 2014).

 

Samuel Jean est directeur artistique du Festival Pierres Lyriques en Béarn des Gaves.

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