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Récital de mélodies

Stéphanie d'Oustrac

Samuel Jean

Programme :

Francis Poulenc - Fiançailles pour rire / La Dame de Monte-Carlo

Claude Debussy - Cinq poèmes de Charles Baudelaire

Maurice Ravel - Toi le cœur de la rose (extrait de l’Enfant et les Sortilèges)

                                Ah ! La pitoyable aventure (extrait de l’Heure Espagnole)

C'est en Bretagne, à Rennes que vit le jour la future grande Mezzo Soprano Stéphanie d'Oustrac, le 27 juin 19... chut ;-)

​Son arbre généalogique recèle 2 grands compositeurs français. Stéphanie est en effet l'arrière petite nièce des compositeurs Francis Poulenc et Jacques de La Presle. Stéphanie ne s'en enorgueillit pas outre mesure, mais elle met un point d'honneur à honorer ses illustres ancêtres en interprétant leurs œuvres, que ce soit "La voix humaine" de F. Poulenc ou "Nocturne", "Dedette" de J. de la Presle.

 

​Malgré sa timidité et quelques soucis d'asthme, Stéphanie chante dès le plus jeune âge dans la Maîtrise de Bretagne dirigée par Jean-Michel Noël (sa première belle rencontre). Au moment de l’adolescence, elle passe l’audition du Conservatoire d’Art Dramatique de Rennes où elle sera admise, tout comme un de ses camarades aujourd'hui bien connu : Yann Tiersen. Sa première vocation est alors dirigée vers la comédie, le théâtre, mais le film "Yentl" avec Barbra Steisand lui ouvre les yeux en lui montrant que chant et comédie peuvent être liés, mais c'est surtout un récital de  la mezzo soprano Teresa Berganza qui la dévie de son idée première et la conduise naturellement vers l'Opéra où tous ses talents pourront enfin s'exercer.

​Après son bac elle rejoint le Conservatoire national supérieur de musique et danse de Lyon. Elle y obtient en 1998 le premier prix de chant en présentant un air de l’Ariodante de Haendel, celui de Rosine du Barbier de Séville de Rossini, La Dame de Monte-Carlo de Poulenc et une pièce contemporaine avec clarinette de Gilbert Amy.

​Une des plus belles rencontres de sa carrière se fait alors en la personne de William Christie (qu'elle retrouvera souvent sur sa route depuis) qui travaille avec l'ensemble des Arts florissants et qui l’engage à l’Académie baroque d’Ambronay pour le rôle de Médée dans le Thésée Lully. Elle reste d'ailleurs toujours fidèle à l'Académie d'Ambronay pour l'enregistrement de ses CDs.

Pendant quelques années (de 98 à 2002 environ) elle va multiplier les seconds rôles de qualité qui lui permettent de perfectionner son jeu et sa voix.... Puis arrivent, rapidement, les premiers rôles comme dans Les Paladins de Jean-Philippe Rameau, Médée de Marc-Antoine Charpentier, Armide et Atys de Lully, La Périchole, La Belle Hélène....

Stéphanie sera un temps, surtout associée à l'Opéra Baroque, mais son talent lui permet d'aller voir ailleurs et de s'imposer dans des productions telles que :  Didon et Enée de Purcell avec les Arts Florissants, L’Etoile de Chabrier , Les Contes d'Hoffmann de Jacques Offenbach, Carmen de Bizet à Lille en 2010, L'heure espagnole de Ravel, Theodora de Haendel, Béatrice et Bénédict de Berlioz, Pelléas et Mélisande de Debussy ou encore La clémence de Titus de Mozart.

​Stéphanie aime à alterner les héroïnes baroques (ou non) tragiques avec des partitions plus enjouées.
Véritable tragédienne elle s'épanouit également dans les rôles plus légers, pour notre plus grand plaisir il faut bien l'avouer, passant récemment de Carmen (rôle éponyme) à Sesto (La clémence de Titus) à Rosine (Le barbier de Séville) à Charlotte (Werther) -saison 2017/2018

 

Ses performances vocales sont très souvent saluées unanimement par la critique, tout comme ses interprétations. Stéphanie est toujours très impliquée  - à 200% - dans ses rôles au point de verser parfois quelques larmes sur scène comme dans "Athys" de Lully ou encore dans "La voix humaine" de Poulenc, sans parler d'une particularité très appréciable (et pas si courante à l'opéra) pour les spectateurs : sa diction parfaite qui rend les œuvres encore plus intéressantes et intenses. Stéphanie bien que chantant dans plusieurs langues, aime notre belle langue française et excelle donc dans les opéras français (mais pas que).

​Elle déborde d'énergie et paraît aussi indomptable que sa chevelure.... Son talent l'emmène à parcourir le monde entier pour se produire dans des opéras, mais aussi pour des récitals avec entre autre son complice/pianiste de toujours Pascal Jourdan ou  encore des concerts avec l'ensemble Amarilis. On peut donc la retrouver aussi bien en Russie, aux Etats-Unis, en Espagne, en Allemagne, en Suisse, en Angleterre (très présente au festival de Glyndebourne  où elle y a ses habitudes), qu'en Chine ... - bref une vraie globe-trotter - .... et bien sûr partout en France pour notre plus grand plaisir.


A noter que Stéphanie a reçu plusieurs prix ou récompenses : le prix Bernac en 1999, en 2000 elle a remporté le concours des Radios Francophones, une victoire de la musique «révélation artiste lyrique de l’année» en 2002, le Gramophone Editor’s Choice pour le CD de Haydn (2010).... et bien d'autres à venir à n'en pas douter :-)

CHEF D'ORCHESTRE et pianiste français, Samuel Jean, nommé Premier Chef Invité en 2012 de l’Orchestre Régional Avignon Provence, contribue largement au renouveau et au rayonnement de cette structure, en assurant une mission plurielle (symphonique, lyrique, actions culturelles et discographique).  Il a notamment dirigé les enregistrements de Peter Pan d’Olivier Penard, paru en novembre 2012, du Docteur Miracle de Bizet (Timpani), paru en mai 2013 (Choc Classica), de L’Amour Masqué de Messager, paru en janvier 2014 chez Actes Sud, du disque « Belle Epoque » avec le harpiste Emmanuel Ceysson (Naïve, 2015), la création mondiale Homériade de Martin Romberg avec le comédien Robin Renucci (Klarthe, 2016) et plus récemment la SADMP de Louis Beydts (Klarthe, 2017) et le disque « Prodiges 4 » (Warner, 2018).

Samuel Jean enregistre aussi pour le label DG, l’album « Yes » de la soprano Julie Fuchs, avec l’Orchestre National de Lille. (Diapason d’or de l’année, Choc Classica, nommé dans la catégorie meilleur enregistrement de l’année aux victoires de la musique…).

 

Après une riche expérience de chef de chant, chef de chœur et assistant dans des maisons telles que l’Opéra National de Paris, le Théâtre du Châtelet, le Festival d’Art Lyrique d’Aix en Provence ou le Grand Théâtre de Genève, Samuel Jean décide de se consacrer à la direction d’orchestre dès 2006. Lauréat du concours de jeunes chefs de l’orchestre National d’Ile de France en 2006, il est dès lors engagé par l’Orchestre National d’Ile de France mais aussi l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre National de Montpellier, l’Orchestre National de Strasbourg, l’Orchestre National de Lille, l’Orchestre National des Pays de la Loire, l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine, l’Orchestre Symphonique de Mulhouse, l’Orchestre de Picardie, l’Orchestre de l’Opéra de Rouen, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre de Cannes, l’Orchestra La Verdi di Milano, l’Orchestre Pasdeloup, l’Orchestre Lamoureux…

 

Dans le domaine lyrique, Samuel Jean est un invité régulier du Théâtre Royal de la Monnaie où il dirige Cendrillon (2011, msc Pelly), Rigoletto (2014, Carsen), Béatrice et Bénédict (2016, Brunel) et plus récemment Aida (2017, Livathinos). Il dirige également au Théâtre du Châtelet On the town (2008, Kelly), Monkey Journey to the West (2007, Shen Chi Zeng), à l’Opéra Comique      (2005,  La Veuve Joyeuse, 2007, La Périchole, Savary), à l’Opéra de Trieste (2007, La Périchole, Savary), à l’Opéra National de Bordeaux (2013, Orphée aux Enfers, Scozzi), à l’Opéra de Marseille (2013, Orphée aux Enfers, Servais), au Grand-Théâtre de Tours (2018, l'Elisir d’Amore, Sinivia) mais aussi aux Opéras de Rouen (2010, l'Ile de Tulipatan, Da Costa), Saint-Etienne (2010, Voix Humaine, Château de Barbe-Bleue, Fréchuret), Toulon, Dijon, Opéra Royal de Versailles (2010, Orphée aux Enfers, Beaunesne)… A l’Opéra Grand-Avignon, Samuel Jean a dirigé Anna Bolena (2017, Bischofberger), Dialogues des Carmélites (2018, Timar), Traviata (2018, Mazzonis di Pralafera) et Bohème (2019, Roels/Servais).

 

Dans le domaine symphonique et concertant, Samuel Jean a dirigé des  artistes tels que Nicholas Angelich, Bruno Leonardo Gelber, Bertrand Chamayou, Jean-François Heisser, Vanessa Wagner, Alexander Gindin, Giovanni Bellucci, Suzanna Bartal, Shani Diluka, Henri Demarquette, Pavel Gomziakov, Gary Hoffmann, Juliette Hurel, Romain Leleu, Olivier Charlier, Valery Sokolov, Alexandra Soumm pour n’en citer que quelques-uns, notamment à la Philharmonie de Paris, au Théâtre des Champs-Elysées, au Grand Théâtre de Provence, à la Roque d’Anthéron…

 

Musicien complet et curieux, Samuel Jean aime croiser les musiques et a ainsi collaboré avec  des musiciens aussi différents que Thomas Enhco (Concerto pour piano, 2016 ), Juan Carmona (Sinfonia Flamenca, 2018), Damon Albarn (Monkey Journey to the West, Théâtre du Châtelet et Festival international de Manchester, 2007), Rufus Wainwright (Prima Donna, Festival d’Avignon, Cour d’Honneur 2016), Amjad Ali Khan (Ananta de Pierre Thilloy, tournée en Inde, 2013), Laurent Dehors (Les Sons de la Vie, Opéra de Rouen, 2012), Jean-Luc Fillon (Oboa Nomade, 2011), et aussi des comédiens tels que Guillaume Gallienne (La chaste Vie de Jean Genet, Festival d’Avignon, Cour d’Honneur, 2014), Robin Renucci (Homériade de Martin Romberg, Création mondiale, Clôture du Festival d’Avignon, 2015), Lorànt Deutsch (Peter Pan d'Olivier Penard, Salle Pleyel et en tournée, 2014) ou Karin Viard (Silence, d’André Serre-Milan, Maison de la Radio, 2010).

 

Pianiste et pédagogue, Samuel a été professeur des ensembles vocaux B au CNSM de Paris de 2005 à 2013 et professeur-accompagnateur au CRR de Boulogne-Billancourt de 1996 à 2005.

Il conseille régulièrement les élèves de la classe de direction d’orchestre du CNSMDP d’Alain Altinoglu, dans la cadre de master-classes avec l’Orchestre Régional Avignon-Provence.

 

En tant que pianiste, il a enregistré avec la soprano Sabine Revault d’Allones deux disques consacrés aux mélodies de Massenet (Timpani, 2013) et de Pierné, avec le baryton Thomas Dolié (Timpani, 2014).

 

Samuel Jean est directeur artistique du Festival Pierres Lyriques en Béarn des Gaves.